comment voir « le monde derrière le monde » même sans ayahuasca ?

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Vous savez que l’ingestion d’ayahuasca entraine des effets secondaires, plus ou moins gênants comme les vomissements et les diarrhées, mais nous n’allons pas parler de ceux-là aujourd’hui.

Les rêves et les visions dont j’ai brièvement parlé dans un autre article sont pour moi également un effet secondaire. En effet, vous n’avez pas besoin de «voir» pour guérir ni pour atteindre des états de conscience élargie. Ces états permettent d’atteindre un niveau de compréhension des choses, de l’univers, mais aussi de votre vie, qu’il aurait été normalement impossible d’atteindre.

Mais l’ayahuasca va vous tester et peut-être chercher à vous «piéger». Car contrairement à une idée assez fréquente, il ne suffit pas de boire et hop ça y est, vous découvrez le secret de la vie, de l’univers, et êtes en contact avec Dieu, vos guides spirituels ou vos ancêtres. Malheureusement, cela ne se passe pas comme ça. Aussi, si vous êtes mal préparé, voire pas préparé du tout, vos visions risquent de n’être qu’une douce rêverie stérile, un reflet de vos envies, de vos fantasmes, de vos rêves ou de vos préoccupations majeures par exemple.

Pour illustrer la chose, je vais citer cette petite histoire tout à fait réelle qui m’est arrivée il y a quelques années.

J’étais à l’époque «en formation» chez un maestro. Je commençais à vraiment profiter des séances et me sentais à l’aise avec l’ayahuasca. Toutefois, il me fallait en moyenne 2 heures avant de ressentir les premiers effets et de rentrer dans le jeu. C’est-à-dire que pendant 2 heures, il ne se passait rien, comme si je n’avais pas bu d’ayahuasca.

Ce jour-là, alors que la dose et la potion étaient tout à fait normales, à peine 20 minutes après avoir bu, j’ai eu une vision. Une «vraie» vision, comme je vous vois maintenant (je blague, comme je vous verrais si vous étiez en face de moi). Alors bien sûr, ce n’était pas ma première vision, mais là, en 20 minutes à peine, la potion n’avait de toute évidence pas eu le temps de passer au travers du tube digestif, puis dans le sang pour finalement arriver au cerveau… Ce n’était pas non plus une action du chaman, car il ne s’occupait pas de moi à ce moment-là et j’avais appris à «sentir» ses interventions sur moi lorsqu’il me guidait.

Cette vision m’a fait quitter le Pérou et traverser la moitié du monde pour aller voir sur place, en chair et en os de quoi il en retournait. Là, je dois bien avouer que je n’en ai pas eu pour mon argent… Alors qu’il m’arrivait de pouvoir «voir» (à la façon d’un remote viewer) et «communiquer» à distance avec des personnes avec lesquelles j’étais lié, et bien là rien du tout, cette vision n’était qu’un leurre, un piège dans lequel j’étais tombé tel un enfant.

Mais soyons clairs, pendant la séance, je n’avais pas suivi la règle: ne pas penser, ne pas chercher à voir ni à entendre, ne pas chercher à comprendre, savoir demander, mais ne rien attendre… Et surtout faire le vide intérieur le plus absolu. Cette vacuité si plaisante et si bénéfique qui vous emplit de bonheur et de satisfaction…

À ma décharge, j’ai été surpris par la rapidité de cette vision que je n’attendais pas, en tout cas pas si tôt. J’avais l’habitude dès l’ayahuasca bue, de m’installer le plus confortablement possible et de laisser mon esprit divaguer agréablement, me laissant bercer par les chants ou par une quelconque musique intérieure jusqu’au moment où l’ayahuasca entrait en scène.

Après quelques semaines et plusieurs milliers d’euros dépensés pour rien, je suis retourné chez mon maestro pour poursuivre mon apprentissage. Je le questionnais alors sur l’événement et sa réponse fut la suivante : «la concentration est une des clés de la maitrise non seulement du voyage avec l’ayahuasca, mais aussi dans la vie en général. Ceux qui savent se concentrer réussissent ce qu’ils entreprennent. Pour les autres, c’est infiniment plus difficile».

La concentration est à la fois la clé, mais aussi le problème principal. Atteindre et rester dans le silence intérieur est une des choses les plus dures qui soit, peut-être même la plus difficile pour qui ne sait pas s’y prendre.

Résumons : pour comprendre et progresser, il faut faire le vide, le silence intérieur. Pour atteindre cette vacuité, il faut une concentration «à toute épreuve». Mais comment faire pour se concentrer ?

J’ai donc fait de nombreuses séances d’ayahuasca avec pour unique but d’essayer de trouver une solution. Une des choses que j’ai comprises c’est que bien souvent dans la vie, il faut «lancer la machine» pour mettre les choses en marche et laisser du temps au temps. Ainsi, une petite concentration permettant d’attendre un court silence intérieur peuvent être le premier pas d’un grand voyage.

Et c’est lors d’une séance d’ayahuasca que j’ai entr’aperçu une partie de la solution. Un événement et une vision m’ont amené à reprendre des travaux que j’avais entrepris dans les années 80 sur la possibilité d’atteindre des états de conscience élargie au moyen de musiques et de certains sons en particulier. À l’époque, les moyens informatiques et électroniques n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui et cette voie à cette période était assez difficile à suivre, d’autant plus que mes activités professionnelles ne me laissaient que très peu de temps.

Il faut faire la différence entre l’âme et l’égo. L’égo pense, analyse et croit savoir, alors que l’âme «est» et «possède» la connaissance qui permet de créer, de (se) construire, de comprendre les «comment», les «pourquoi» et finalement ce qu’on est venu faire ici, quelle est notre place, notre but ultime.

C’est dans ce dialogue avec notre âme que la lumière se fait sur notre chemin. Soudain tout devient clair. C’est le silence intérieur qui permet cela, en faisant taire l’égo pour permettre à l’âme de parler. (En fait pour nous permettre de l’entendre, car nous sommes guidés en permanence). Bien sûr, le chemin est parfois long, mais tout voyage commence par un premier pas que beaucoup n’oseront même pas faire. C’est ce premier tout petit pas qui vous permettra d’atteindre un palier supérieur dans votre vie.

Mais ce n’est pas l’ayahuasca qui permet ça, c’est la vacuité dont je vous parle depuis le début de cet article. L’ayahuasca va ensuite aider, guider, renforcer, approfondir, mais elle n’est pas la pierre angulaire. Une fois ce vide, ce silence intérieur maitrisé (même très partiellement) alors la communication avec votre moi profond, votre âme, sera établie et le voyage, le vrai, le beau, le grand pourra débuter et personne ne peut dire quelle en sera la limite, quelle sera l’étendu de «votre connaissance». Votre «vision» du monde, de la vie, de votre vie et des événements sera totalement différente de celle que vous avez aujourd’hui, votre niveau de compréhension sera tout autre, car vous accès au «monde caché derrière le monde».

C’est alors que toute la beauté et la grandeur de l’ayahuasca, mais aussi de vous-même vous seront révélées…

Si vous voulez entamer ce voyage avec moi, je vous conseille de lire ce qui suit:

Suite à ces séances d’ayahuasca, j’ai créé un pack audio dont le but est de progresser sur le chemin des états de conscience élargie. Cela permet d’être bien préparé pour les séances d’ayahuasca, d’en retirer infiniment plus de choses, mais aussi, et surtout d’expérimenter ces états de conscience élargie sans ayahuasca ni aucune autre substance quelle soit prohibée ou non. Vous aurez toutefois besoin d’un bon casque stéréo pour écouter les audios 😉 .

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Merci pour votre lecture et selon la formule consacrée, « on se retrouve de l’autre côté »…

Dreamer

comprendre ses rêves et ses visions d’ayahuasca

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décrypter ses rêves et les visions d’ayahuasca

L’ingestion d’ayahuasca entraine divers effets plus ou moins importants et plus ou moins agréables.

Parmi ceux-ci, il y a les rêves

Bien entendu, il n’est pas indispensable de boire de l’ayahuasca pour en avoir. Ce qui va être dit ici concerne également les rêves que tout le monde fait lors de son sommeil habituel.

 

L’onirisme, qu’il soit naturel ou provoqué avec de l’ayahuasca ou d’autres plantes, par la musique, la méditation ou le son du tambour par exemple, tient une place particulièrement importante dans le monde des « peuples premiers ».

Les rêves servent selon eux, à communiquer avec les esprits des ancêtres, des plantes ou des animaux. Ils peuvent être aussi des messages envoyés par le créateur. Cette activité tient une place importante dans la vie sociale, et ce, depuis la nuit des temps.

Chez « nous » les Occidentaux, les rêves sont bien moins considérés, et surtout beaucoup moins utilisés, malgré les études réalisées par Freud ou encore Jung. Les cartésiens diront qu’ils n’y croient pas, alors que Descartes lui-même, à rêvé son « Discours de la méthode – pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences ». No comment !

Ils peuvent pourtant être parfois d’une grande utilité pour nous connaître nous-mêmes, car ils forment une sorte de dialogue intérieur, entre notre conscient et notre subconscient.

Malheureusement, nous nous en servons peu pour 2 raisons principales : la difficulté pour s’en souvenir et leur compréhension, ou plutôt leur non-compréhension.

Un des rôles du chaman est justement de faire l’analyse à la place du rêveur afin qu’il en retire des informations utiles pour sa vie actuelle et future.

Quoi qu’il en soit, il est parfois difficile pour une personne de décrypter les rêves d’une autre, surtout lorsque la symbolique est différente, comme c’est le cas entre « nous » et les peuples d’Amazonie.

Ainsi, un chaman sera bien en veine de vous donner une explication rationnelle et véritable au sujet vos rêves.

Mais, faisons une étude de cas, et voyons l’exemple ci-dessous tiré d’un de mes séjours au Pérou. Ce n’est pas moi le rêveur de cette histoire. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus besoin de personne pour comprendre mes aventures oniriques. De plus, mes rêves sont bien trop précieux pour laisser quiconque, y compris – et surtout ? – un chaman pour s’en occuper. Malgré tout le respect que j’ai pour certains d’entre eux.

Donc, un participant à un séjour chamanique a fait le rêve suivant après une huitaine de prises d’ayahuasca et de jus de tabac en 3 semaines environ :

J’étais dans une voiture. C’était ma voiture, mais dans la « vraie vie » j’en possède une tout autre. Elle était neuve, belle et puissante. Son moteur rugissait comme celui d’une voiture de course (il s’agissait en fait, d’une sorte de « Mini Cooper » avec de très grosses roues, haute comme un « Range Rover » et avec un moteur de « Ferrari » – la totale-).

Les gens me regardaient avec envie, mais sans jalousie. Elle était orange et éclatante, comme un beau coucher de soleil. C’est ça, elle était couleur « coucher de soleil ». Jamais dans ma vie je n’ai pensé acheter une voiture de cette couleur, c’est tout simplement farfelu. Mais là, c’était divin.

J’étais beaucoup plus haut que les autres. Je dominais la foule des autres automobilistes. J’étais sur une autoroute. Je voulais rouler beaucoup plus vite, la puissance du moteur me le permettait. Mais j’étais coincé dans une circulation très dense, un peu comme un jour de départ en vacances.

Les gens roulaient très lentement, car il y avait un radar automatique plus loin. Personne ne voulait se faire flasher et moi non plus. Et là, je me suis réveillé.

 

J’ai choisi cet exemple, car il est simple à comprendre, mais regardons d’un peu plus près, et mettons-nous à la place du chaman…

Quels sont les mots clés que l’on peut tirer de ce rêve ? « Voiture, orange, vitesse, embouteillage, foule, départ en vacances, autoroute, radar automatique, se faire flasher… »

Est-ce que ces mots sont en rapport avec l’Amazonie, l’ayahuasca, les esprits de la forêt, ou les symboles oniriques amérindiens habituels ? Bien sûr que non ! Aucun !

Donc, quelles sont les possibilités offertes au chaman pour déchiffrer le message délivré par ce rêve ?

– Ne rien dire. C’est tout simplement impensable du fait du rôle habituel de guide du chaman. Il est sensé avoir les réponses.
– Vous monter un bobard sur mesure comme un pâtissier monte des blancs d’oeufs en neige. Ce sera assez facile si vous avez parlé avec lui pendant votre séjour, en vous dévoilant quelque peu.
– Vous dire « je ne sais pas, je vais demander à l’ayahuasca à la prochaine session ». Ça lui laisse le temps d’apprendre la pâtisserie…

Quant à vous :

– Vous ne pouvez accepter son silence, car vous avez traversé le monde pour avoir des réponses, et vous avez payé d’avance pour ça…
Vous comprenez qu’il vous raconte n’importe quoi et vous vous demandez si vous avez bien fait de venir pour entendre ça, et compte tenu du prix, le séjour vous reste en travers de la gorge.

– Vous prenez le mensonge pour de l’eau bénite, au moins le temps que les effets de l’ayahuasca se dissipent totalement et que vous sortiez de votre béatitude, c’est à dire quelques jours après être rentré chez vous. Là, vous comprenez que vous vous êtes fait promener en bateau (en pirogue ?), que chaman et pâtissier sont 2 spécialités différentes et vous regrettez amèrement d’avoir raconté vos aventures péruviennes avec moult détails, à vos meilleurs amis qui en rigolaient déjà avant votre départ…

Au fait, voulez-vous savoir ce qu’a dit le chaman au sujet de ce rêve ?

Bien, pour commencer, il y eut un très long silence…du genre : « je sais, je vais t’expliquer. Mais je réfléchis à la manière dont je vais pouvoir te dire les choses simplement, de façon à ce que ton petit esprit étriqué de gringo puisse comprendre des choses qui sont tellement évidentes pour nous autres initiés et coutumiers de la « connaissance ». »

Ensuite, se prenant magistralement les pieds dans le tapis (tout en restant assis, il faut le faire), il bredouilla quelque chose comme : « l’ayahuasca veut t’enseigner, mais il faut que tu restes plus longtemps ou que tu reviennes », (là c’est clair, on cherche à garder le client), « mais… » (après le « mais », personne n’a rien compris, serait-ce fait exprès ?), puis, « je vais voir lors de la prochaine cérémonie pour avoir plus de détails… ». Ça tombait bien, notre gringo rentrait en France le lendemain, soit la veille de « la prochaine cérémonie ».

Soyons clairs, nous les 0ccidentaux nous venons avec nos questions et nous voulons des réponses, mais, nos problèmes ne sont pas les leurs, nos questions la plupart du temps ne font pas partie de leur culture, et ils n’ont donc pas forcément les moyens d’analyser objectivement nos visions qui viennent d’un autre monde.

Ne prenez JAMAIS au pied de la lettre ce que vous verrez (ou croirez voir) et encore moins ce que les chamans vous diront, même s’ils sont souvent bien intentionnés.

Alors, gardez la tête froide, restez fiers, soyez forts et surtout soyez des libres penseurs.