ayahuasca, l’expérience -introduction

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première expérience avec l’ayahuasca

Il y a bien longtemps, dans un pays lointain…

Rendez-vous à la maloca à 20H00. La maloca est une maison commune, souvent ronde qui sert aux cérémonies, aux réunions ou aux mariages par exemple. Pour moi, ce sera le lieu de ma première expérience d’ayahuasca.

À l’intérieur, quelques minces matelas sont disposés en arc de cercle, faisant face à la place où se tiendra le chaman, assis sur un tabouret bas.

À sa droite, une petite table sur laquelle il y a sa shacapa (qui est un bouquet de feuilles séchées qui sert à rythmer les chants, un peu comme une maraca), quelques mapachos (des cigarettes locales faites avec du tabac noir qui fait passer les Gauloises sans filtres pour des ultra-light, et roulées à la main dans du papier d’imprimante — à peu de choses près) et une bouteille d’Agua Florida, une sorte de parfum ultra chimique originaire des USA dont ils (les chamans) font différents usages.

shacapa
la shacapa sert à rythmer les chants lors des cérémonies d’ayahuasca

Le « lodge » est dans les environs d’Iquitos, la grande ville de la province (l’équivalent de nos départements ou régions) de Loreto, au nord du Pérou, pas très loin de la frontière du Brésil et de la Colombie.

C’est la plus grande ville du monde qui ne soit pas reliée au reste de la planète par la route. Pour y venir, c’est l’avion ou le bateau, par la rivière Ucayali qui est un des affluents de l’Amazone.

Je suis arrivé la veille. C’était presque direct: Paris-Caracas-Lima-Iquitos. C’est mon premier voyage au Pérou et je ne parle pas l’espagnol. Ça va être facile encore…

C’est du « moi » tout craché.

C’est aussi mon premier voyage en Amérique latine et je ne me suis pas encore pris le choc culturel « dans les dents ». Je suis arrivé direct de l’aéroport, et on était venu me chercher.

Pour l’instant, bien que fatigué du voyage et accablé par la chaleur, je me sens un peu comme un enfant dans un parc d’attractions. J’ai envie de tout voir, tout savoir, tout découvrir. J’aime tant la nature.

Le lodge a été construit avec les arbres coupés sur place et la forêt aux alentours s’éclaircie de jour en jour. Bien triste perspective.

Tout est plus que sommaire. Quelques cabanes faites de planches montées sur pilotis et recouvertes par un toit de feuilles de palmes.

Pas ou peu de murs, pas de chiottes, pas d’électricité. L’eau est puisée directement dans un petit cours d’eau qui passe à proximité et qui sert de source, de lavoir, de lave vaisselle, de salle de bains… Bref du multi usage local quoi.

« Tu voulais du dépaysement mon gars ? En voilà ! »

Je suis venu ici pour une raison bien précise, et j’ai envie d’en découdre. Je veux ma réponse, et je sais que je l’aurais. Je n’ai plus rien à perdre.

Vaincre ou mourir.

Je suis prêt à remuer ciel et Terre, et à secouer tous les esprits de la forêt « par la cravate » s’il le faut… « Même pas peur » (très grosse erreur)…

En fait, au lieu de les secouer, c’est eux qui vont me filer une déculottée maison, et une sacrée encore. Quand à la peur, la vraie, je la connaitrai. Plus tard. Tout ça, j’allais l’apprendre à mes dépends. Au moins, je ne serai pas venu pour rien.

Je ne savais pas non plus que j’avais entrepris un voyage dont on ne revient pas toujours…

La suite tres bientôt…

comment trouver sa voie grâce à l’ayahuasca ?

« comment un homme qui avait des problèmes dans sa vie à trouvé sa voie grâce à un séjour chamanique qui a mal tourné »

Je voulais faire un blog sur l’ayahuasca depuis longtemps, mais pour tout vous dire, je ne savais pas par où commencer. Il y a tant de choses à dire. Je ne savais pas s’il fallait «prendre l’affaire» par le début, le milieu ou la fin.

Je l’ai donc prise… par hasard.

Cherchant un début de réponse à «mon problème», je suis tombé en surfant sur le blog d’un homme (vraisemblablement jeune) qui prend grand soin de nous raconter l’expérience TRÈS traumatisante qu’il a faite pendant un séjour «chamanique» à Iquitos au Pérou.

Il nous explique, aux vues de son parcours, que l’ayahuasca n’est qu’un mensonge, les chamans sinon des suppôts de Satan au moins des usurpateurs et qu’il a bien failli en mourir. Ce témoignage parle de peurs intenses et de souffrances insupportables, ressenties lors de ce séjour.

Et bien pourquoi donc ne pas commencer mon blog sur une note négative… ?

Dans les contes de fées, même les histoires les plus terrifiantes (celle-là fut certainement la plus horrible de la vie de notre jeune homme) se terminent bien.

Voyons ce qu’il en est pour celle-ci.

Je vais vous citer quelques phrases clés de son histoire et les commenter sans préjugés aucuns, afin d’essayer d’y apporter sinon un éclaircissement, au moins ma vision de la chose.

Comme souvent dans les contes, il y a une morale. Mais ne vous précipitez pas. Lisez ce texte intégralement et tranquillement, afin de bien comprendre le sens de l’ histoire, pour que cette expérience vous soit profitable également.

Les passages en orange sont des phrases tirées du site de notre jeune homme.

Donc, il était une fois…

… Un jeune homme qui avait des problèmes dans sa vie, comme il le dit lui-même :

«J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie».

Il est donc parti au Pérou prendre de l’ayahuasca pour «soigner son mal-être». Il n’avait, avant sa malheureuse expérience, aucune connaissance sur le sujet. Il a appris l’existence de l’ayahuasca grâce à la lecture d’un livre écrit par un français, lecture qui a fait suite à un «post» sur un forum.

Arrivé sur place, et après un temps d’adaptation de 3 jours, il fut conduit par le chaman vers sa «hutte de diète» (une cabane sommaire et sans confort dans la forêt) qui est parfois appelée là-bas «tambot» ou «tamboo»*.

(*La diète est une phase importante dans la prise d’ayahuasca lors de séjours prolongés (de quelques semaines à plusieurs mois). Je reviendrais plus en détail dans un autre article sur les modalités, les us et coutumes et les effets de l’ayahuasca, tant pendant la cession que sur les moyens et longs termes.)

Puis, vinrent sa première «cérémonie» et sa première prise de la plante. Il y avait comme souvent, des occidentaux ET des Péruviens.
«Le début du programme a été le début de l’entrée en enfer.»

Cette phrase est intéressante si on se réfère à la première citation. (forces obscures)
«L’ayahuasca est un psychotrope très puissant peut-être plus fort que le LSD suivant le dosage utilisé»

Oui pour la première partie de la phrase (mais cela dépend de la dose absorbée), pour la seconde, notre infortuné jeune homme a t’il des informations à nous communiquer ? Sachant que les 2 produits sont différents comment peut-on les comparer ? Il faudrait prendre en compte une quantité identique de substance active et observer les effets.
«J’ai perdu le contrôle de tout ce qui se passait dans ma tête. Vous n’êtes plus maître de vous-même.»

Je renvoie vers la première citation, il semble que le contrôle ait été perdu avant la venue au Pérou. L’apprentissage du chamanisme consiste justement (c’est un des points essentiels) dans le contrôle de sa psyché.
«Dans l’assemblée, toutes les personnes se mettent à vomir et sont dans un état de délabrement. Certains n’arrivent plus ni à marcher ni à parler.»

Essayez donc de parler pendant que vous vomissez, vous m’en direz des nouvelles…Le petit nom de l’ayahuasca est «la purga» ce qui veut dire «la purge» en rapport au fait qu’elle entraine de très forts vomissements et des diarrhées importantes.

Pour compléter «le romantisme de l’image», il n’est pas rare que la purge agisse en même temps par les 2 bouts du tube digestif**… et parfois ça se passe à peu de distance du reste de l’assistance, sans aucune intimité (à la mode amazonienne).

Il est alors possible de se sentir légèrement «délabré» dans ces conditions…

(** Je vous raconterai (si vous êtes sages), une de mes premières prises d’ayahuasca. J’en rigole bien aujourd’hui (la situation était tellement cocasse), mais je reconnais que sur le fait, je ne faisais pas le fier.

Je comprends donc parfaitement ce qu’a pu ressentir notre désespéré jeune homme.)
«l’ayahuasca ouvre des portes dans votre âme.»

Je dirai que l’ayahuasca vous connecte avec votre moi profond et peut-être avec l’univers. Mais, comme disait le regretté peintre chaman Pablo Amaringo, nous sommes tous des micro-univers. Einstein disait à mon sens la même chose, en affirmant que l’univers était holographique. Lorsque l’on coupe une image holographique en 2, on n’obtient pas 2 demies-images, mais 2 images entières de demi-taille, ce qui fait que chaque partie «est LE tout».
«Ces portes ouvertes permettent l’évasion spirituelle que beaucoup de gens recherchent, c’est en fait un voyage astral».

Ça me parait aller vite en besogne. Il y a peut-être plus simple pour faire un voyage astral, et surtout nul besoin d’aller au bout du monde.
«C’est extrêmement dangereux car on peut rester perché.»

Je n’ai jamais entendu dire que l’on restait perché après un voyage astral. C’est généralement une expérience extrêmement agréable.

Mais oui, il faut faire attention avec l’ayahuasca, car sans «guide» il est vraisemblablement possible de «se perdre».
«Ce voyage ne se fait que dans le « royaume d’en bas », celui des ténèbres et de la mort»

Je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase. Voyage astral implique «vers le ciel», non ? C’est donc au contraire une montée vers «la lumière» mais il faut parfois apprendre des ténèbres, pour reconnaitre «la lumière véritable». La preuve en sera donnée à la fin de cette explication de texte.

Il est également important de noter que l’ayahuasca utilisée à Iquitos est du type «cielo» qui justement est censé vous mettre en contact avec les «esprits» du ciel.
«c’est de là que vient le nom de l’ayahuasca : la liane de la mort»

Ayahuasca vient du Quechua qui est une langue essentiellement parlée dans les Andes, alors que le rituel se pratique lui, dans le bassin amazonien dont il est originaire. Aya peut se traduire par «mort» ou «âme» et huasca «lien», «liane» ou «corde». Donc ayahuasca peut se traduire par «la liane de la mort» aussi bien que par «le lien de l’âme», notez que la signification est alors totalement différente. La notion de mort est également différente dans un occident catholique ou dans un orient bouddhiste, par exemple.

Et puis on peu ajouter que certains linguistes donnent une autre traduction qui me parait bien plus plausible, celle de « liane amère ». Je serais donc beaucoup moins affirmatif sur la traduction concernant notre breuvage. Il existe d’ailleurs d’autres noms en fonction des régions et des différences ethnolinguistiques, comme «yague» ou «natem», appellations qui ne renvoient pas à mon sens vers quelque chose de morbide.
«La vérité, c’est que ces esprits sont des esprits impurs « d’en bas »».

Certains esprits (considérons simplement pour ce texte que les esprits sont une réalité) appartiennent au monde souterrain, mais pas tous, les plantes «maitresses» et les arbres ont un esprit, les animaux, le ciel, l’eau, la terre… il n’y a rien d’impur là-dedans.
«Ces esprits peuvent entrer en vous. Ils peuvent aussi créer des malédictions ou des malheurs dans votre vie.»

Oui, les esprits peuvent entrer en vous et cela peut être dangereux, d’où l’absolue nécessité de ne pas s’aventurer sur le terrain de l’ayahuasca seul, ou mal accompagné.

J’ai eu l’occasion de «travailler» avec un chaman «du côté obscur», cela peut être totalement traumatisant (en plus d’être dangereux) pour un «voyageur non initié».

Dans les arts martiaux, il est coutume d’affirmer que la règle N° 1 est : «Trouve TON Maître» (d’apprentissage).

Il en va de même avec l’ayahuasca. Toutefois, le Maître peut changer au fur et à mesure des progrès de l’apprenti.
«D’autres personnes que moi avaient des problèmes de portes (de l’âme) ouvertes même après que la cérémonie ne soit terminée. Ces portes ne se refermaient pas. Je ne vous raconte pas l’horreur.»

J’ai du mal à définir et à concevoir cette notion d’ouverture de portes de l’âme. Notre âme est-elle prisonnière ou enfermée quelque part ?

L’ayahuasca est un breuvage psychoactif utilisé traditionnellement dans un cadre rituel. Cette cérémonie se termine généralement par un petit «rite de fin de session » qui est différent d’une ethnie à l’autre ou d’un chaman à l’autre.

Les effets de l’ayahuasca ne prennent pas fin à ce moment-là. Le ressenti «fort» (négatif comme positif) ainsi que les diarrhées et vomissements peuvent se prolonger pendant quelques heures après la fin de cérémonie. Les effets légers (bien-être, tranquillité, sensation de paix intérieure) durent eux de 1 à 3 jours.

Juste pour illustrer la chose, prenez en comparaison les effets de l’alcool. Ce n’est pas parce que vous quittez la soirée où vous avez un peu trop bu, que vous vous retrouvez frais et dispos comme par miracle en passant la porte. Il faudra du temps à votre corps pour éliminer.

C’est la même chose avec l’ayahuasca.
«J’ai même fait un tour à l’hôpital de la ville d’Iquitos.»

Voilà une expérience quipermet d’apprécier le confort et le modernisme des hôpitaux français, même si tout n’est pas parfait.

Il m’arrive de plaisanter en disant que lorsqu’on arrive à l’hôpital d’Iquitos, ou on meurt tout de suite et l’affaire est réglée, ou on guérit instantanément et on remercie Dieu pour ce miracle. C’est de mauvais goût, je suis d’accord, d’autant plus que j’ai moi aussi eu à faire au personnel soignant de cette institution. (Pour des pathologies non liées à l’ayahuasca) J’ai été pris en charge rapidement et avec beaucoup de gentillesse, malgré les moyens limités.
«Un gringo qui était là depuis plusieurs mois disait qu’il entendait des O.V.N.I. tous les soirs et qu’ils venaient lui rendre visite dans son tambot.»

Oui, bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu…

Une forêt primaire, ça vit la nuit essentiellement. Ainsi dès l’obscurité, des milliers d’animaux se mettent en quête de nourriture ou d’un partenaire.

Notre Américain n’a t’il pas confondu les O.V.N.I. et les grenouilles Sapo ou les Dendrobates ? Ces dernières, minuscules amphibiens, sont très colorées et disposent d’une puissance sonore incroyable en rapport à leur taille. Ces grenouilles vivent dans des broméliacées, plantes épiphytes dont le coeur garde de l’eau en permanence.

Il est à noter qu’il y a 2 aéroports à Iquitos et une population d’environ 400.000 personnes en comptant les nombreux villages alentours, ceci explique peut-être cela…
«Les agissements des chamans nous ont donnés beaucoup d’indications. Nous avons eu écho de plaintes déposées. Les chamans étant de personnes issues de milieux pauvres, la tentation est grande d’escroquer les gens.»

Il y a certainement comme dans toutes les corporations et dans toutes les régions du monde, des gens malhonnêtes, il ne faut pas nier cette évidence. Généraliser me parait hasardeux et sans doute répréhensible juridiquement.

Je voudrais ajouter qu’effectivement l’argent des touristes est une manne importante et que tout le monde voudrait sa part. La pauvreté est la règle à Iquitos, la richesse, l’exception.

Il existe donc une guerre commerciale entre certains chamans, qui font courir à tort ou à raison, des bruits sur d’éventuels méfaits ou accidents survenus chez les concurrents.

Le taux de chômage à Iquitos doit être de 50 à 75 % et le salaire minimum d’environ 200 € par mois. Rapportez cette somme au tarif journalier dans un «centre chamanique» et vous conviendrez que la tentation d’en profiter soit possible. Encore une fois il ne faut pas généraliser et choisir sa destination avec soins.

Il y a également des centaines de gens qui passent tous les ans par Iquitos et qui sont pleinement satisfaits de leur séjour.
«En outre, nous avons eu confirmation que des chamans abusaient de filles qui après leur prise d’ayahuasca n’avaient pas toute leur conscience, ce qui donne un aperçu de l’état d’esprit.»

Holà, on se calme et on boit frais. Je n’ai jamais vu personne perdre conscience en prenant de l’ayahuasca. Il y a certes une phase d’assoupissement lorsque l’on ne maitrise pas le voyage, mais rien de plus que lorsque l’on s’endort dans une douce rêverie.

Ainsi, si quelqu’un agissait contre la volonté d’une participante, elle se réveillerait immédiatement. L’ayahuasca n’est pas du GHB (la drogue du violeur).

De plus, les autres personnes ne resteraient pas sans rien faire et tout le monde boit le même produit, y compris le chaman.

Ceci étant dit, si vous êtes une jolie blonde à la taille fine et à forte poitrine (pour le cliché), il est vraisemblable que vous fassiez tourner la tête des garçons, et pas seulement des chamans…
«Pour l’évasion spirituelle, il est de même nature qu’une personne qui aurait pris des champignons hallucinogènes.»

Vous semblez connaisseur jeune homme, pas moi… Toutefois, ce que j’ai pu en lire ici où là semble démontrer le contraire…
« Dans un sursaut de conscience, j’ai voulu prendre une cuillère pour me suicider, mais je n’ai pas réussi. »

Hum hum… Après « Massacre à la tronçonneuse », après « Meurtre à l’Italienne » voici « Suicide à la cuillère »… si on obtient pas un oscar à Cannes avec ça, moi je me remets à boire …

Et vous appelez ça un sursaut de conscience ?

Le pire, (comme je crois savoir chez quel chaman vous êtes «descendu»), c’est que je peux vous affirmer qu’il y avait du curare à moins de 50 mètres de votre « logement de souffrance », ce qui à mon avis eut été beaucoup plus sûr pour un suicide.
«Que se passait-il dans ma tête après l’absorption d’ayahuasca? J’ai vécu un chaos indescriptible, j’étais perdu dans un monde irréel de ténèbres.»

Je renvoie à la première citation : «J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie»
Je ne suis pas sûr que l’ayahuasca soit responsable.
« Dans cette horreur, j’ai fait une rencontre inattendue. Je pense que j’ai crié tellement fort qu’une personne m’a entendu : Dieu.

Dieu a vu l’effort que j’ai donné en travaillant pour me payer ce voyage et les sessions chamaniques.

Dieu a vu la famille que j’aime tant que j’avais laissée en France.

J’étais très près de la mort, car au bord de l’implosion mentale.

Je ne suis pas occidental, je ne suis même pas né dans un milieu chrétien… Mais une personne m’est apparue et a évité que je ne meurs: Jesus Christ.

Je suis sûr et certain que c’était Jésus Christ. Même si par la suite j’ai beaucoup souffert, car je n’ai pas eu le réflexe et l’intelligence de me tourner immédiatement vers lui, je suis sûr qu’il est intervenu pour préserver ma vie.

Je suis aujourd’hui chrétien. Sans l’aide de Dieu, je pense que je n’aurais jamais pu effacer tous ces mauvais souvenirs dans mon coeur et dans ma conscience. Pour moi, même parler de ça aujourd’hui est difficile.

Mon but n’est pas d’endoctriner. Mon but est de révéler le mensonge et aussi la vérité, afin que des destins soient préservés.

Je crois qu’on peut vraiment approcher Dieu de 2 manières: soit en ayant foi aux témoignages (comme celui des apôtres) soit en frôlant involontairement la mort comme ce fut mon cas.

J’ai ressenti des choses qu’un être normal ne peut pas sentir. J’ai senti la présence et l’intervention divine. »

Un jour, j’ai questionné un puissant chaman sur le rôle de l’ayahuasca dans sa vie, et sur le modus operendi pour exercer sa profession. Il m’a répondu la chose suivante avec beaucoup de bienveillance : On ne prend pas d’ayahuasca pour devenir chaman, on prend de l’ayahuasca pour trouver sa voie.
Voici la morale de cette histoire :

je m’adresse directement à vous jeune homme qui avez tant souffert…

La morale de cette histoire, c’est que :

  • Vous étiez en panne avec votre vie, prêt à céder aux forces du mal.
  • Vous étiez ouvert d’esprit et êtes venu au Pérou.
  • Vous avez bu l’ayahuasca et vous avez eu la révélation.
  • Vous êtes devenu Chrétien.
  • Vous êtes libéré des forces obscures qui écrasaient votre vie.
  • Maintenant vous menez votre croisade contre «les démons».

N’avez-vous donc finalement pas trouvé votre voie dans cette vie là ?

Je dis pour l’ayahuasca : bravo, mission accomplie !

Je voudrais ajouter pour conclure, puisque vous êtes devenu chrétien que… «les voies du Seigneur sont impénétrables…» et que c’est peut-être lui qui vous a envoyé au Pérou…

À bon entendeur…

Bonne chance pour votre vie future, peut-être aurons-nous l’occasion de nous affronter et de croiser le fer… littérairement bien sûr.

P.S. Le site de notre ex-infortuné jeune homme, devenu un presque Bienheureux*** :
http://ayahuasca.canalblog.com

***Le Bouddha reçut, à sa naissance, le nom de Siddharta, qui signifie celui qui a réalisé son projet, puis celui de Gautama, le nom de sa famille, enfin celui de Bienheureux : celui qui est parvenu au bonheur et qui le possède pleinement…

P.S.2 Notre ex-infortuné jeune-homme a du lire cet article puisqu’il a changé certains termes de son blog repris ici et démontrant qu’il était dans une grande fragilité avant de venir au Pérou. Les dires qui lui sont imputés proviennent de son blog avant les changements.

Merci pour votre lecture.