où prendre de l’ayahuasca en france ?

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où prendre de l’ayahuasca en france ?

Voici une question intéressante que l’on me pose souvent, pour ne pas dire tous les jours.

Je suis bien obligé de renvoyer les demandeurs à la page « avertissements » du blog, afin de ne pas finir « à l’ombre ». Ayant pour des raisons professionnelles déjà eu l’occasion de visiter la maison d’arrêt de Fresnes, je peux vous dire qu’on est mieux dehors, même en plein hiver…

Il semble en effet que nombre des visiteurs de mon modeste blog ne soient pas au courant que l’ayahuasca est totalement interdite en France. Non seulement l’ayahuasca en tant que potion est concernée par l’interdiction, mais également la simple liane et surtout un des principaux composants de la potion: la DMT (diméthyltryptamine) qui est présente dans la feuille de chacruna, la seconde plante intervenant principalement dans le breuvage.

 

Sacré breuvage et breuvage sacré

 

Donc en ce qui concerne notre breuvage sacré, sont interdits : l’importation, la détention, la consommation, l’achat, la vente et peut être même d’en parler librement…

Certaines personnes et associations ont de par le passé, tenté de faire valoir le côté non pas obscur, mais religieux de la chose (ma pratique n’est pas religieuse), mais rien n’y a fait, l’interdiction est claire et fut d’ailleurs confirmée par le Conseil d’État en 2007, 2007 année de disgrâce… Depuis certains naviguent entre rébellion, clandestinité et exil, ayant parfois du mal à choisir…

Ainsi, le simple fait de parler d’ayahuasca dans des termes non systématiquement négatifs pourrait, dans une certaine mesure et dans tout état totalitaire qui se respecte (mais qui ne respecte pas les choix de vie de ses « citoyens » puisque totalitaire) me valoir des ennuis.

Comme parait-il « à toute chose malheur est bon », cela me permettrait peut-être alors de demander l’asile « politico-philosophico-religieux » au Pérou, et me faciliterait grandement la tâche pour l’obtention du visa « inmigrante » me permettant alors de vivre tranquillement mes dernières années et de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne l’ayahuasca.

 

Moutons, grosses vaches et vieux cochons…(hum, hum comme dit madame la Marquise…)

 

Le Conseil d’État n’a en fait, fait que suivre les recommandations de l’OMS (office mondial de la santé) qui a classé la DMT dans le tableau 1 de la Convention des Produits Psychotropes de 1971, au motif qu’il y aurait: « un potentiel d’abus représentant un risque grave pour la santé publique ». Nous aurons l’occasion de parler des dangers liés à la consommation d’ayahuasca dans un autre article.

Ce qui est intéressant c’est que la DMT est naturellement présente dans le sang (plasma), dans le liquide céphalo-rachidien et dans les urines des animaux à sang chaud, catégorie  à laquelle j’ai l’honneur de faire partie, à égalité avec nos amies les vaches (à lait bien sûr) et autres pigeons…

Mais comment faire alors? Non content de me saigner aux quatre veines pour gagner ma vie, de me faire plumer par les impôts, faudrait-il que j’aille me faire vider de mon sang dans un abattoir (halal of course) en raison de la présence de DMT naturelle? Non d’un chien, plutôt mourir d’une overdose* d’ayahuasca. Cochon qui s’en dédit, et toc !

(*Une étude faite sur les rats -pauvres bêtes, a démontré qu’il faudrait boire environ 7 litres d’ayahuasca pour en mourir, quand on sait combien il est difficile de boire une simple dose de 7 à 12 cl…)

Quoi qu’il en soit, alors que l’on trouve jusque dans les cours d’école et en quasi totale impunité toutes sortes de produits pour le moins stupéfiants (c’est le cas de le dire), j’ai personnellement préféré respecter la loi de mon pays (pays dans lequel je me reconnais de moins en moins et qui lui ne semble plus du tout reconnaitre ses propres enfants, mais ouvertement préférer ceux des autres…) et ne pas commercialiser, ni organiser, ni recommander (je ne connais d’ailleurs personne qui organise des sessions d’ayahuasca en France) quoi que ce soit en vue d’un contact autre « qu’intellectuel » sur le territoire national tant que j’en suis résident. (ah, si j’avais le quart de la moitié des sous du gros acteur ayant en permanence les dents du fond qui baignent -et pas dans l’eau bénite, on m’aurait peut-être offert un passeport Peruvieno-Russo-Moldo-Slovaque, ou quelque chose dans le genre…)

D’autres pays parfois proches sont eux, beaucoup moins sectaires, et cela devrait suffire pour orienter vos recherches avec toute la réserve que cela impose.

 

Vous irez alors enrichir l’économie « ailleurs », car en France tout le monde sait que nous n’avons pas besoin d’argent. « Tout va bien madame la Marquise » et « c’est la faute des autres » semblent être des slogans très à la mode depuis des années chez nos « élites ».

 

À bon entendeur cher lecteur, bien l’bonsoir chez vous…

Dreamer.