comment trouver sa voie grâce à l’ayahuasca ?

« comment un homme qui avait des problèmes dans sa vie à trouvé sa voie grâce à un séjour chamanique qui a mal tourné »

Je voulais faire un blog sur l’ayahuasca depuis longtemps, mais pour tout vous dire, je ne savais pas par où commencer. Il y a tant de choses à dire. Je ne savais pas s’il fallait «prendre l’affaire» par le début, le milieu ou la fin.

Je l’ai donc prise… par hasard.

Cherchant un début de réponse à «mon problème», je suis tombé en surfant sur le blog d’un homme (vraisemblablement jeune) qui prend grand soin de nous raconter l’expérience TRÈS traumatisante qu’il a faite pendant un séjour «chamanique» à Iquitos au Pérou.

Il nous explique, aux vues de son parcours, que l’ayahuasca n’est qu’un mensonge, les chamans sinon des suppôts de Satan au moins des usurpateurs et qu’il a bien failli en mourir. Ce témoignage parle de peurs intenses et de souffrances insupportables, ressenties lors de ce séjour.

Et bien pourquoi donc ne pas commencer mon blog sur une note négative… ?

Dans les contes de fées, même les histoires les plus terrifiantes (celle-là fut certainement la plus horrible de la vie de notre jeune homme) se terminent bien.

Voyons ce qu’il en est pour celle-ci.

Je vais vous citer quelques phrases clés de son histoire et les commenter sans préjugés aucuns, afin d’essayer d’y apporter sinon un éclaircissement, au moins ma vision de la chose.

Comme souvent dans les contes, il y a une morale. Mais ne vous précipitez pas. Lisez ce texte intégralement et tranquillement, afin de bien comprendre le sens de l’ histoire, pour que cette expérience vous soit profitable également.

Les passages en orange sont des phrases tirées du site de notre jeune homme.

Donc, il était une fois…

… Un jeune homme qui avait des problèmes dans sa vie, comme il le dit lui-même :

«J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie».

Il est donc parti au Pérou prendre de l’ayahuasca pour «soigner son mal-être». Il n’avait, avant sa malheureuse expérience, aucune connaissance sur le sujet. Il a appris l’existence de l’ayahuasca grâce à la lecture d’un livre écrit par un français, lecture qui a fait suite à un «post» sur un forum.

Arrivé sur place, et après un temps d’adaptation de 3 jours, il fut conduit par le chaman vers sa «hutte de diète» (une cabane sommaire et sans confort dans la forêt) qui est parfois appelée là-bas «tambot» ou «tamboo»*.

(*La diète est une phase importante dans la prise d’ayahuasca lors de séjours prolongés (de quelques semaines à plusieurs mois). Je reviendrais plus en détail dans un autre article sur les modalités, les us et coutumes et les effets de l’ayahuasca, tant pendant la cession que sur les moyens et longs termes.)

Puis, vinrent sa première «cérémonie» et sa première prise de la plante. Il y avait comme souvent, des occidentaux ET des Péruviens.
«Le début du programme a été le début de l’entrée en enfer.»

Cette phrase est intéressante si on se réfère à la première citation. (forces obscures)
«L’ayahuasca est un psychotrope très puissant peut-être plus fort que le LSD suivant le dosage utilisé»

Oui pour la première partie de la phrase (mais cela dépend de la dose absorbée), pour la seconde, notre infortuné jeune homme a t’il des informations à nous communiquer ? Sachant que les 2 produits sont différents comment peut-on les comparer ? Il faudrait prendre en compte une quantité identique de substance active et observer les effets.
«J’ai perdu le contrôle de tout ce qui se passait dans ma tête. Vous n’êtes plus maître de vous-même.»

Je renvoie vers la première citation, il semble que le contrôle ait été perdu avant la venue au Pérou. L’apprentissage du chamanisme consiste justement (c’est un des points essentiels) dans le contrôle de sa psyché.
«Dans l’assemblée, toutes les personnes se mettent à vomir et sont dans un état de délabrement. Certains n’arrivent plus ni à marcher ni à parler.»

Essayez donc de parler pendant que vous vomissez, vous m’en direz des nouvelles…Le petit nom de l’ayahuasca est «la purga» ce qui veut dire «la purge» en rapport au fait qu’elle entraine de très forts vomissements et des diarrhées importantes.

Pour compléter «le romantisme de l’image», il n’est pas rare que la purge agisse en même temps par les 2 bouts du tube digestif**… et parfois ça se passe à peu de distance du reste de l’assistance, sans aucune intimité (à la mode amazonienne).

Il est alors possible de se sentir légèrement «délabré» dans ces conditions…

(** Je vous raconterai (si vous êtes sages), une de mes premières prises d’ayahuasca. J’en rigole bien aujourd’hui (la situation était tellement cocasse), mais je reconnais que sur le fait, je ne faisais pas le fier.

Je comprends donc parfaitement ce qu’a pu ressentir notre désespéré jeune homme.)
«l’ayahuasca ouvre des portes dans votre âme.»

Je dirai que l’ayahuasca vous connecte avec votre moi profond et peut-être avec l’univers. Mais, comme disait le regretté peintre chaman Pablo Amaringo, nous sommes tous des micro-univers. Einstein disait à mon sens la même chose, en affirmant que l’univers était holographique. Lorsque l’on coupe une image holographique en 2, on n’obtient pas 2 demies-images, mais 2 images entières de demi-taille, ce qui fait que chaque partie «est LE tout».
«Ces portes ouvertes permettent l’évasion spirituelle que beaucoup de gens recherchent, c’est en fait un voyage astral».

Ça me parait aller vite en besogne. Il y a peut-être plus simple pour faire un voyage astral, et surtout nul besoin d’aller au bout du monde.
«C’est extrêmement dangereux car on peut rester perché.»

Je n’ai jamais entendu dire que l’on restait perché après un voyage astral. C’est généralement une expérience extrêmement agréable.

Mais oui, il faut faire attention avec l’ayahuasca, car sans «guide» il est vraisemblablement possible de «se perdre».
«Ce voyage ne se fait que dans le « royaume d’en bas », celui des ténèbres et de la mort»

Je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase. Voyage astral implique «vers le ciel», non ? C’est donc au contraire une montée vers «la lumière» mais il faut parfois apprendre des ténèbres, pour reconnaitre «la lumière véritable». La preuve en sera donnée à la fin de cette explication de texte.

Il est également important de noter que l’ayahuasca utilisée à Iquitos est du type «cielo» qui justement est censé vous mettre en contact avec les «esprits» du ciel.
«c’est de là que vient le nom de l’ayahuasca : la liane de la mort»

Ayahuasca vient du Quechua qui est une langue essentiellement parlée dans les Andes, alors que le rituel se pratique lui, dans le bassin amazonien dont il est originaire. Aya peut se traduire par «mort» ou «âme» et huasca «lien», «liane» ou «corde». Donc ayahuasca peut se traduire par «la liane de la mort» aussi bien que par «le lien de l’âme», notez que la signification est alors totalement différente. La notion de mort est également différente dans un occident catholique ou dans un orient bouddhiste, par exemple.

Et puis on peu ajouter que certains linguistes donnent une autre traduction qui me parait bien plus plausible, celle de « liane amère ». Je serais donc beaucoup moins affirmatif sur la traduction concernant notre breuvage. Il existe d’ailleurs d’autres noms en fonction des régions et des différences ethnolinguistiques, comme «yague» ou «natem», appellations qui ne renvoient pas à mon sens vers quelque chose de morbide.
«La vérité, c’est que ces esprits sont des esprits impurs « d’en bas »».

Certains esprits (considérons simplement pour ce texte que les esprits sont une réalité) appartiennent au monde souterrain, mais pas tous, les plantes «maitresses» et les arbres ont un esprit, les animaux, le ciel, l’eau, la terre… il n’y a rien d’impur là-dedans.
«Ces esprits peuvent entrer en vous. Ils peuvent aussi créer des malédictions ou des malheurs dans votre vie.»

Oui, les esprits peuvent entrer en vous et cela peut être dangereux, d’où l’absolue nécessité de ne pas s’aventurer sur le terrain de l’ayahuasca seul, ou mal accompagné.

J’ai eu l’occasion de «travailler» avec un chaman «du côté obscur», cela peut être totalement traumatisant (en plus d’être dangereux) pour un «voyageur non initié».

Dans les arts martiaux, il est coutume d’affirmer que la règle N° 1 est : «Trouve TON Maître» (d’apprentissage).

Il en va de même avec l’ayahuasca. Toutefois, le Maître peut changer au fur et à mesure des progrès de l’apprenti.
«D’autres personnes que moi avaient des problèmes de portes (de l’âme) ouvertes même après que la cérémonie ne soit terminée. Ces portes ne se refermaient pas. Je ne vous raconte pas l’horreur.»

J’ai du mal à définir et à concevoir cette notion d’ouverture de portes de l’âme. Notre âme est-elle prisonnière ou enfermée quelque part ?

L’ayahuasca est un breuvage psychoactif utilisé traditionnellement dans un cadre rituel. Cette cérémonie se termine généralement par un petit «rite de fin de session » qui est différent d’une ethnie à l’autre ou d’un chaman à l’autre.

Les effets de l’ayahuasca ne prennent pas fin à ce moment-là. Le ressenti «fort» (négatif comme positif) ainsi que les diarrhées et vomissements peuvent se prolonger pendant quelques heures après la fin de cérémonie. Les effets légers (bien-être, tranquillité, sensation de paix intérieure) durent eux de 1 à 3 jours.

Juste pour illustrer la chose, prenez en comparaison les effets de l’alcool. Ce n’est pas parce que vous quittez la soirée où vous avez un peu trop bu, que vous vous retrouvez frais et dispos comme par miracle en passant la porte. Il faudra du temps à votre corps pour éliminer.

C’est la même chose avec l’ayahuasca.
«J’ai même fait un tour à l’hôpital de la ville d’Iquitos.»

Voilà une expérience quipermet d’apprécier le confort et le modernisme des hôpitaux français, même si tout n’est pas parfait.

Il m’arrive de plaisanter en disant que lorsqu’on arrive à l’hôpital d’Iquitos, ou on meurt tout de suite et l’affaire est réglée, ou on guérit instantanément et on remercie Dieu pour ce miracle. C’est de mauvais goût, je suis d’accord, d’autant plus que j’ai moi aussi eu à faire au personnel soignant de cette institution. (Pour des pathologies non liées à l’ayahuasca) J’ai été pris en charge rapidement et avec beaucoup de gentillesse, malgré les moyens limités.
«Un gringo qui était là depuis plusieurs mois disait qu’il entendait des O.V.N.I. tous les soirs et qu’ils venaient lui rendre visite dans son tambot.»

Oui, bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu…

Une forêt primaire, ça vit la nuit essentiellement. Ainsi dès l’obscurité, des milliers d’animaux se mettent en quête de nourriture ou d’un partenaire.

Notre Américain n’a t’il pas confondu les O.V.N.I. et les grenouilles Sapo ou les Dendrobates ? Ces dernières, minuscules amphibiens, sont très colorées et disposent d’une puissance sonore incroyable en rapport à leur taille. Ces grenouilles vivent dans des broméliacées, plantes épiphytes dont le coeur garde de l’eau en permanence.

Il est à noter qu’il y a 2 aéroports à Iquitos et une population d’environ 400.000 personnes en comptant les nombreux villages alentours, ceci explique peut-être cela…
«Les agissements des chamans nous ont donnés beaucoup d’indications. Nous avons eu écho de plaintes déposées. Les chamans étant de personnes issues de milieux pauvres, la tentation est grande d’escroquer les gens.»

Il y a certainement comme dans toutes les corporations et dans toutes les régions du monde, des gens malhonnêtes, il ne faut pas nier cette évidence. Généraliser me parait hasardeux et sans doute répréhensible juridiquement.

Je voudrais ajouter qu’effectivement l’argent des touristes est une manne importante et que tout le monde voudrait sa part. La pauvreté est la règle à Iquitos, la richesse, l’exception.

Il existe donc une guerre commerciale entre certains chamans, qui font courir à tort ou à raison, des bruits sur d’éventuels méfaits ou accidents survenus chez les concurrents.

Le taux de chômage à Iquitos doit être de 50 à 75 % et le salaire minimum d’environ 200 € par mois. Rapportez cette somme au tarif journalier dans un «centre chamanique» et vous conviendrez que la tentation d’en profiter soit possible. Encore une fois il ne faut pas généraliser et choisir sa destination avec soins.

Il y a également des centaines de gens qui passent tous les ans par Iquitos et qui sont pleinement satisfaits de leur séjour.
«En outre, nous avons eu confirmation que des chamans abusaient de filles qui après leur prise d’ayahuasca n’avaient pas toute leur conscience, ce qui donne un aperçu de l’état d’esprit.»

Holà, on se calme et on boit frais. Je n’ai jamais vu personne perdre conscience en prenant de l’ayahuasca. Il y a certes une phase d’assoupissement lorsque l’on ne maitrise pas le voyage, mais rien de plus que lorsque l’on s’endort dans une douce rêverie.

Ainsi, si quelqu’un agissait contre la volonté d’une participante, elle se réveillerait immédiatement. L’ayahuasca n’est pas du GHB (la drogue du violeur).

De plus, les autres personnes ne resteraient pas sans rien faire et tout le monde boit le même produit, y compris le chaman.

Ceci étant dit, si vous êtes une jolie blonde à la taille fine et à forte poitrine (pour le cliché), il est vraisemblable que vous fassiez tourner la tête des garçons, et pas seulement des chamans…
«Pour l’évasion spirituelle, il est de même nature qu’une personne qui aurait pris des champignons hallucinogènes.»

Vous semblez connaisseur jeune homme, pas moi… Toutefois, ce que j’ai pu en lire ici où là semble démontrer le contraire…
« Dans un sursaut de conscience, j’ai voulu prendre une cuillère pour me suicider, mais je n’ai pas réussi. »

Hum hum… Après « Massacre à la tronçonneuse », après « Meurtre à l’Italienne » voici « Suicide à la cuillère »… si on obtient pas un oscar à Cannes avec ça, moi je me remets à boire …

Et vous appelez ça un sursaut de conscience ?

Le pire, (comme je crois savoir chez quel chaman vous êtes «descendu»), c’est que je peux vous affirmer qu’il y avait du curare à moins de 50 mètres de votre « logement de souffrance », ce qui à mon avis eut été beaucoup plus sûr pour un suicide.
«Que se passait-il dans ma tête après l’absorption d’ayahuasca? J’ai vécu un chaos indescriptible, j’étais perdu dans un monde irréel de ténèbres.»

Je renvoie à la première citation : «J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie»
Je ne suis pas sûr que l’ayahuasca soit responsable.
« Dans cette horreur, j’ai fait une rencontre inattendue. Je pense que j’ai crié tellement fort qu’une personne m’a entendu : Dieu.

Dieu a vu l’effort que j’ai donné en travaillant pour me payer ce voyage et les sessions chamaniques.

Dieu a vu la famille que j’aime tant que j’avais laissée en France.

J’étais très près de la mort, car au bord de l’implosion mentale.

Je ne suis pas occidental, je ne suis même pas né dans un milieu chrétien… Mais une personne m’est apparue et a évité que je ne meurs: Jesus Christ.

Je suis sûr et certain que c’était Jésus Christ. Même si par la suite j’ai beaucoup souffert, car je n’ai pas eu le réflexe et l’intelligence de me tourner immédiatement vers lui, je suis sûr qu’il est intervenu pour préserver ma vie.

Je suis aujourd’hui chrétien. Sans l’aide de Dieu, je pense que je n’aurais jamais pu effacer tous ces mauvais souvenirs dans mon coeur et dans ma conscience. Pour moi, même parler de ça aujourd’hui est difficile.

Mon but n’est pas d’endoctriner. Mon but est de révéler le mensonge et aussi la vérité, afin que des destins soient préservés.

Je crois qu’on peut vraiment approcher Dieu de 2 manières: soit en ayant foi aux témoignages (comme celui des apôtres) soit en frôlant involontairement la mort comme ce fut mon cas.

J’ai ressenti des choses qu’un être normal ne peut pas sentir. J’ai senti la présence et l’intervention divine. »

Un jour, j’ai questionné un puissant chaman sur le rôle de l’ayahuasca dans sa vie, et sur le modus operendi pour exercer sa profession. Il m’a répondu la chose suivante avec beaucoup de bienveillance : On ne prend pas d’ayahuasca pour devenir chaman, on prend de l’ayahuasca pour trouver sa voie.
Voici la morale de cette histoire :

je m’adresse directement à vous jeune homme qui avez tant souffert…

La morale de cette histoire, c’est que :

  • Vous étiez en panne avec votre vie, prêt à céder aux forces du mal.
  • Vous étiez ouvert d’esprit et êtes venu au Pérou.
  • Vous avez bu l’ayahuasca et vous avez eu la révélation.
  • Vous êtes devenu Chrétien.
  • Vous êtes libéré des forces obscures qui écrasaient votre vie.
  • Maintenant vous menez votre croisade contre «les démons».

N’avez-vous donc finalement pas trouvé votre voie dans cette vie là ?

Je dis pour l’ayahuasca : bravo, mission accomplie !

Je voudrais ajouter pour conclure, puisque vous êtes devenu chrétien que… «les voies du Seigneur sont impénétrables…» et que c’est peut-être lui qui vous a envoyé au Pérou…

À bon entendeur…

Bonne chance pour votre vie future, peut-être aurons-nous l’occasion de nous affronter et de croiser le fer… littérairement bien sûr.

P.S. Le site de notre ex-infortuné jeune homme, devenu un presque Bienheureux*** :
http://ayahuasca.canalblog.com

***Le Bouddha reçut, à sa naissance, le nom de Siddharta, qui signifie celui qui a réalisé son projet, puis celui de Gautama, le nom de sa famille, enfin celui de Bienheureux : celui qui est parvenu au bonheur et qui le possède pleinement…

P.S.2 Notre ex-infortuné jeune-homme a du lire cet article puisqu’il a changé certains termes de son blog repris ici et démontrant qu’il était dans une grande fragilité avant de venir au Pérou. Les dires qui lui sont imputés proviennent de son blog avant les changements.

Merci pour votre lecture.

 

 

 

 

23 réflexions au sujet de « comment trouver sa voie grâce à l’ayahuasca ? »

  1. bonjour, l’explication de texte est très juste, pour ma part l’ayahuesca m’a enseigné (entre autres) que l’enfer et le paradis n’existent qu’à l’intérieur de nous mêmes.
    et qui a t-il a l’intérieur de nous mêmes?
    Des milliards de chaines ADN constituées des codes de la totalité de nos ancêtres depuis la première cellule jusqu’à nos parents.
    parmi tous ces ancêtres il y en avait surement des bons et aussi des moins bons, nous héritons de la positivité des uns et de la négativité des autres, ce qui peut expliquer pourquoi nous sommes sans cesse en conflit avec nous mêmes!!!

    Si des gens veulent prendre de l’ayahuesca, le conseil que je peux lors donner c’est n’allez surtout pas à Iquitos et voyagez en Amérique du Sud sans trop chercher, si vous avez besoin d’elle l’ayahuesca sera très bien vous trouver.

  2. bj a tous, un ami ma parler de l’ayahuaska .jai lu votre blog du début a la fin .cest vrai que beaucoup de choses sont dites .pour moi se qui ressort le plus cest « trouver le chemin » et c’est sa qui justement m’interesse le plus et en france jai trouver la drogue pour m’évader,penser,bocoup réfléchir a se que je vais faire .je suis tirailler entre plusieurs choix ce qui m’entraine dans une spirale que je n’arive pas toujours a en sortir.je crois à tout sa en plus pourriez vous me dire si l’ayahuaska « PEUT » etre la solution?et conbien couterai un voyage pour 2personne pour faire ds les 2 sens le « voyage »

  3. J’ai lu aussi son blog. IL jure haut et fort que ce n’ai pas la plante qui la sauvé mais Jésus. Je suis dac avec vous, il as trouvé sa voie. Perso je n »ai jamais essayé et j’avoue que ça me fait peur, comme tout produit d’ailleurs ou je Control pas la direction. Mais peut étre faut il se perdre en effet pour se retrouvé. Mon fils est trés branché la dessus. Il as fait plusieurs essaie au portugal (Apparemment c’est toléré las bas ) et il veut faire une diète plus longues au Perou avec les chaman portugais.il as confiance en eux et ça m’inquiète un peu. Connaisait vous un couple de chaman dans la banlieu de Lisbonne? Votre blog m’a rassuré un peu car la 1ere chose que j’ai lu la dessus c’est l’aventure de notre infortuné jeune homme qui est devenu chrtien.

  4. Bonjour, tout d’abord félicitation pour cet article, il ne serait pas présent je l’aurais écrit moi même ! (car après quelques recherches sur le net sur les effets de cette coction je suis retombé sur l’illuminé de Dieu …)
    Par contre une seule chose m’interpelle, il serait bien également de « démentir » les liens qu’il met dans son texte avec les morts (italiens, le français etc etc) à moins que vôtre allusion à « massacre à la tronçonneuse » et « meurtre à l’italienne » ne soient la pour ces raisons justement.
    Il faudrait un démenti plus « écrasant » 😉
    Bonne continuation à vous, je dois d’ici peu effectuer ce voyage et salurais donc Lucifer de sa part XD

    1. Bonjour TheRedDragon,

      Je pense que les accidents qui ont eu lieu la-bas, sont imputables aux voyageurs qui n’ont pas respecté les règles, ou qui ont eu de mauvais guides et intermédiaires, et donc que l’on peut dédouaner l’ayahuasca pour ça, mais ce n’est que mon avis. Quoi qu’il en soit, l’ayahuasca est un chemin long et difficile que l’ont doit emprunter avec humilité et surtout RESPECTER LES REGLES, notamment en ce qui concerne l’interaction médicamenteuse, toujours possible.

      Merci pour votre commentaire, bon voyage à vous et, racontez-nous vos aventures à l’occasion…

      1. Bonsoir, comme promis je vais ici faire part de mon expérience.
        Alors pour commencer NON je ne suis pas un fantôme, je suis en vie et pianote sur mon clavier, en chair et en os.
        Vous l’aurez compris, le voyage a été pour moi une expérience magique, l’accueil était extraordinaire, je n’ai eu aucun soucis particulier avec la population étrangère.
        Pour ce qui est du voyage spirituel, je dois dire que ça reste très impressionnant mais si on suit les conseils à la lettre tout se passe bien je me sentait en fusion avec la nature, je ne peux pas mettre de mots dessus car je pense que chacun à sa vision du voyage, il doit être différent pour chaque individu !
        Bref c’était magique, par contre je n’ai pas vue Lucifer dans ma vision ^^ (ni Dieu d’ailleurs :p)

      2. les accidents mortels qui se sont produits ces derniers temps sont dus a des chamans incompétents qui ne se sont pas renseigné sur leurs patients, a savoir si ils suivaient un traitement médical, car l’ayahuesca est incompatible avec certains médicaments chimiques

  5. Je suis allé faire un voyage au Pérou, il y a 5 ans. Un ami sur Lima, m’avait dit que c’était le mauvais moment pour partir dans le sud, à cause des élections, et de la semaine sainte. Il me propose de monter à Iquitos pour quelques jours, histoire de voir un peu la Selva.
    Sur place, il me dit qu’il doit voir son shaman et me demande si je veux venir avec lui.
    On dirait que le hasard n’attendait plus que mon « oui ».
    Je ne souhaite pas donner le nom de notre shaman et je l’appellerai donc Juan.
    Juan nous emmène, mon et ma pot’, et un ami Péruvien dans la selva, sur son terrain. Pas d’eau potable mais nous avons quelques bidon d’eau. Pas d’électricité, peu importe, on est pas là pour bénéficier du monde moderne, quelques botte de mapachos, deux pastèques et quatre concombres.
    Nous nous installons, et les premières consignes nous sont données. Diète pour trois jours et calme absolu. Parfait.
    Nous découvrons les alentours, partons avec Juan chercher l’Ayahusca et la Chacruna. Juan parle peu, et quand il parle, il parle à voie discrète, amusée, concentré et toujours comme si il faisait partie intégrante de cette endroit.

    Le premier jour à midi, nous mangeons les quatre concombres (nous sommes 5 je le rappelle), qu’il nous prépare avec un peu de jus de citron. N’ayant pas déjeuné, ça fait quand même du bien. Mais le début d’une diète et assez difficile jusquà ce que j’ai appelé « le basculement ». Cela s’est produis en fin d’après-midi. Ensuite, c’est une nouvelle étape de la vie qui débute. Légèrement fatigué physiquement, je suis dans un état de calme, et d’éveil profond. Le lendemain, nous visitons encore un peu les alentours, et commençons à donner de belle direction à nos conversations. Je ne parle pas très bien Espagnol, mais nous arrivons à nous comprendre. Ce midi, ce sera le tour des pastèques… délicieuses à souhait. Au couché du soleil, je parle avec Juan, lui disant que j’ai déjà eu des expériences avec des produits, mais que je suis un peu impressionné par l’expérience que je vais vivre. Je tiens à dire que j’ avais quelques connaissances littéraires sur les rituels shamanique, et je je faisait parfaitement la différence entre ces produits que l’on prend comme une drogue, et l’Ayahusca ou le Peyotl qui ont une dimension spirituelle, guidé par des rituels qui qui nous viennent de très loin dans le temps. Je lui explique aussi quelques unes de mes visions sous LSD, et deux d’entre-elles l’interpellent une première que je souhaite garder pour moi, et la seconde, avec les serpents qui s’entrelacent.  » Muy Bueno! ». Il me dit alors, avec mon approbation qu’il ne me donnerai qu’un petit peu « jus ».
    Juan nous observe, et comprend qui il va emmener là-bas, plus loin, dans la petite cabane sous la canopé. Je lui fait confiance.
    Nous finissons la conversation dans le noir, une conversation plus élevé, plus spirituel sur ce que nous sommes, et coment nous voyons la vie sur terre à cet instant. Je suis passionné, et c’est magnifique de s’endormir passionné.

    Le lendemain matin, très tôt, j’entend un bruit qui m’est familier puisque c’est mon métier, des coups de hache.
    Juan abbat cet arbre sec au milieu du terrain. Cet arbre , c’est Juan qui l’a fait mourir sur pied, pour un meilleur séchage.
    Nous sommes un peu vaseux et aujourd’hui, juste de l’eau.
    Nous restons toute la journée à regarder Juan, préparer le feu, écraser les lianes laissant un peu de sève rouille-sang sur le pillon.
    Pendant 8 heures, la marmite boue avec l’Ayahusca et la Chacruna. Juan remettra par 5 fois de l’eau pratiquement déjà évaporée. Vers 18 heures, nous retirons la gamelle du feu pour mettre cette réduction dans une bouteille de 75 cl. Nous avons tout de même fait réduire 25 lt d’eau dans la mixture!
    Nous partons enfin vers 19 à la cabane. Je me sens bien, toujours impressionné, mais bien.
    Nous nous installons et Juan commence les incantations. Ma pot ne prendra pas puisqu’elle était dans un autre chemin de l’éveil, mieux vaut ne pas mélanger les concentrations.

    A la lueur de la petite bougie, il allume un mapacho, parle pour appeler, souffle la fumée en l’expulsant par des jets qui je pense, repoussent « le mal ». Il souffle la fumée dans chaque Direction, sur lui, et sur le premier petit bol en bois qu’il donne à mon pot qui nous fait une belle grimace juste après ! C’est mon tour, juan me passe le bol, rempli ( pas comme c’était convenue, mais c’est lui le Maestro.
    Ensuite, le jeune Péruvien, puis Juan.
     » On y va,! »
    Il souffle sur la bougie.
    Il fait très noir la nuit sous la canopée. Le bruit les animaux et autres insectes est si palpable.
    J’ai bien senti le gout du breuvage lorsque je l’ai pris, mais au premier renvoi, je crois que c’est là ou l’on garde à vie son goût.
    Nous sommes bien couvert avec des produit du coin anti moustiques. L’effet arrive, et je commence à avoir chaud, de plus en plus chaud.
    Juan chante, parfois en Espagnol, parfois en Quechùa. C’est lui le Maestro, et c’est lui qui nous dirige, notre corps réagit à ces incantations. Ma pot, qui nous filme, se fait dévorer par les moustiques, alors que je me dé-vêtirai pour finir en caleçon, voyant de temps à autres les moustiques s’essayer à voler mon sang un peu trop amère à leur goût.
    J’irai quelques fois aussi m’aventurer un peu plus loin de la cabane, ne sachant pas qu’il y avait des « toilettes » ( un trou par terre ), me voilà marchant en caleçon, pied nul dans la selva. Et c’est plus facile quand on croit que l’on fait parti de ce tout.
    Je n’ai pas eu beaucoup de vision, car c’était la première fois et je n’en ferai qu’une seul jusqu’aujourd’hui.
    Juan chante toujours, hochant le bouquet de feuilles sans cesse. Les 2 premières heures, sont assez dure, c’est vrai, mais j’ai passé ensuite un voyage très calme.
    Vers minuit, Juan procède au rappel , et nous revenons rapidement dans l’attraction terrestre.
    Il est l’heure d’aller se coucher, bien fatigué et encore un peu hagard. Sur le chemin, le jeune Péruvien dit à Juan sa vision. Il lui dit avec grand étonnement, qu’il a vu des OVNI. Tout bas, je pense que c’est un peu gros, mais bon…

    Nous repartons sur Iquitos au petit matin. Je suis Frais. Envie de manger évidement, mais c’est supportable. Je me sens neuf, comme si l’innocence de l’enfance m’avait accordé un plus.
    En arrivant à la plaza de armas, au café d’Eiffel, il y a un petit point presse. Vous me croirez ou pas: sur chaque premières pages des quotidiens Péruviens étaient titré  » Observation d’OVNI cette nuit dans plusieurs endroit du pays ».

    Pour conclure, je voudrais simplement dire, qu’avec une seul prise, je suis devenu meilleur, j’avais cette faculté de tout dédramatiser, de garder mon calme en toute situation, de transformer un conflit en une entente. C’est ce que j’ai ressenti. Au bout de 6 mois, ces comportement on disparu, pour réapparaître dans un état sociétale dans lequel nous vivons ici bas, chez l’homme « moderne ».

    Un jour, j’irai la voir encore, car mon âme y a trouvé un moyen de revenir à l’Origine des sens, une guérison intime.

    1. Bonjour Antonio,

      effectivement le retour à notre civilisation « compliquée » et à tous nos besoins quotidiens est parfois dure. Difficile de « redescendre » dans notre état de conscience « normale » et de vivre notre quotidien. Peut-être est-il temps pour vous de repartir la-bas pour un séjour plus long et de refaire l’expérience, l’expérience de ce calme intérieur si profond qu’il nous renvoie à nos propres manquements et à nos pensées pas toujours adéquates.

      Merci pour votre commentaire.

  6. Merci pour ta réponse 😀
    Oui je suis effectivement déjà suivi et je partirai certainement un jour en quête de ce « trip » et il est vrai qu’il ne faut pas que je le recherche comme une solution.
    J’espère pouvoir lire d’autre témoignage en tout cas !

  7. Bonjour,
    J’ai également entendu parler de cette plante « magique » et je souhaiterais en faire l’expérience comme un voyage de guérison espérant atteindre une certaine sérénité (et si ce n’est pas le cas j’aurais au moins voyagé). Je viens seulement de commencer mes recherches je suis arrivé directement sur ce site. Auriez vous des conseils, comment chercher, devrais je partir accompagné. Je sus une jeune fille d’à peine 20 ans.
    Merveilleuse lecture en tout cas bonne continuation.

    1. Bonjour Candy,

      Je vous déconseille d’entreprendre ce voyage seule à moins que vous ne soyez habituée à voyager seule dans le tiers monde.
      Je ne sais pas si l’ayahuasca est une bonne chose pour trouver la sérénité lorsque l’on a 20 ans. L’ayahuasca peut vous « remuer les tripes » de façon violente et il peut s’en suivre des désordres psychologiques important s’il n’y a pas de suivi, où si le « guide » n’est pas fiable. Or, l’ayahuasca étant interdite en france, ce suivi ( tout comme la prise) ne peut se faire que la-bas. Je voudrais ajouter que l’ayahuasca est à mon sens plus un chemin de vie qu’une « potion magique » qu’on essaye pour voir ou pour se « faire un trip ».
      Bonne chance en tout cas.

  8. Bonsoir, personnellement je n’ai jamais fait l’expérience de l’ayahuasca mais cela m’intéresserait vraiment.
    J’ai appris l’existence de cette plante par quelqu’un qui en a fait une expérience vraiment positive, également difficile et sûrement pas confortable mais qui en a tiré un grand bénéfice.
    J’ai lu l’article que vous commentez avec pertinence, et humour, ce qui est appréciable… Et peut-être suis-je moi-même gouvernée par quelques « forces obscures » mais j’y ai vu, comme des relents de secte catho. Vous voyez ce type de discours d’illuminés avec un salmigondis de sataneries et bondieuseries. Je suis désolée pour cette personne mais j’ai du mal à lui donner quelque crédit que ce soit tant ses mises en garde ont de relents inquisitoires. Notre ami manque de remise en question personnelle et surtout se permet à la « lumière » de sa seule expérience de nier tout ce que cette plante, la culture qui l’entoure, la connaissance des chamans ont apporté et apporteront encore aux personnes en souffrance mais également à la connaissance humaine.
    Bref tout cela ne m’a pas l’air très honnête….
    Merci pour ce blog et peut-être à bientôt !

    1. Bonjour Elleva.
      Ici-bas, dans notre monde bien malmené, rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir. Pourtant, il arrive que dans certaines périodes il soit plus facile de pencher d’un côté ou de l’autre…
      L’ayahuasca ne fait pas exception et selon ce qu’on en attend, selon notre état d’esprit, notre état de santé et notre force intérieure, les résultats ONT L’AIR positifs ou négatifs. Mais l’ayahuasca est rarement une partie de plaisir au début, il faut savoir faire et vide et « s’abandonner ».
      L’ayahuasca, n’est pas un produit hallucinogène que l’on prend le samedi entre amis, l’ayahuasca ne s’essaye pas « pour voir », l’ayahuasca est une philosophie, une pensée directrice, un chemin de vie…
      Chacun est libre de choisir le sien avec les cartes qui lui sont données à la naissance (ou peut-être avant…).
      Si un jour vous décidez d’emprunter ce chemin, puis-je vous conseiller de n’en rien attendre, de l’emprunter comme un petit enfant pur et innocent, et de le suivre sans « mentaliser », comme cet enfant suivrait ses parents ? Choisissez-vous de bons parents, choisissez-vous un bon guide pour cela.
      Merci pour votre commentaire.

  9. J’aurai pas mieux dit!

    J’ai eu l’occasion de lire l’article du jeune homme il y a quelques mois, avant de voyager au Pérou… et j’ai immédiatement pensé comme vous… c’est CA qui a été son voyage et sa curation.

    L’Ayahuasca, La Madre (la mère), te prend dans les bras, te serre, parfois tendrement, d’autres fois jusqu’á si fort que tu crois mourir étouffé, mais toujours, toujours, elle te libère á la fin.

    Etes-vous actuellement en France ou au Pérou?

    Merci pour cette réponse.

    Un abrazo fraterno

    1. Merci pour votre réponse Rumbo-Azul,
      il faut effectivement parfois « accepter de « se perdre » dans « les ténèbres » pour découvrir et reconnaitre la lumière vraie.
      Cordialement.

  10. Je suis globalement d’accord avec votre interprétatrion. J’aime la morale, » vous étiez en panne dans votre vie spirituelle, vous êtes devenu catholique, mision accomplie ». C’est ce que je voulais écrire sur le blog du jeune homme en question mais votre réponse est bien plus étaillée et bien mieux formulée que je n’aurais pu le faire.

    Pourriez-vous s’il vous plait traiter du Santo Daime? Je participe actuellement à des cérémonies du santo daime, et cela me semble bien différents rdes rythes chamaniques. Qu’en pensez-vous?

    1. Merci pour votre commentaire.
      Oui je ferai un article sur le Santo Daime prochainement.
      Il y a effectivement de grandes différences dans l’approche, mais le « produit » est le même.
      N’oublions pas que le fondateur du Daime a été formé au pérou par un chaman.
      Cordialement

        1. Bonjour Dadinho,
          ravi de vous retrouver ici.

          Comme vous avez pu remarquer, le blog manque (c’est de ma faute) d’activité ces derniers temps.
          J’ai surestimé mes forces à faire plusieurs choses à, la fois.
          Mais vous avez raison de me relancer. Je vous avais promis un article sur le Santo Daime, et bien que je ne sois pas un spécialiste de cette voie, je vais faire mon possible pour le publier dans les prochains jours. Encore un peu de patience…
          merci

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