comment trouver sa voie grâce à l’ayahuasca ?

« comment un homme qui avait des problèmes dans sa vie à trouvé sa voie grâce à un séjour chamanique qui a mal tourné »

Je voulais faire un blog sur l’ayahuasca depuis longtemps, mais pour tout vous dire, je ne savais pas par où commencer. Il y a tant de choses à dire. Je ne savais pas s’il fallait «prendre l’affaire» par le début, le milieu ou la fin.

Je l’ai donc prise… par hasard.

Cherchant un début de réponse à «mon problème», je suis tombé en surfant sur le blog d’un homme (vraisemblablement jeune) qui prend grand soin de nous raconter l’expérience TRÈS traumatisante qu’il a faite pendant un séjour «chamanique» à Iquitos au Pérou.

Il nous explique, aux vues de son parcours, que l’ayahuasca n’est qu’un mensonge, les chamans sinon des suppôts de Satan au moins des usurpateurs et qu’il a bien failli en mourir. Ce témoignage parle de peurs intenses et de souffrances insupportables, ressenties lors de ce séjour.

Et bien pourquoi donc ne pas commencer mon blog sur une note négative… ?

Dans les contes de fées, même les histoires les plus terrifiantes (celle-là fut certainement la plus horrible de la vie de notre jeune homme) se terminent bien.

Voyons ce qu’il en est pour celle-ci.

Je vais vous citer quelques phrases clés de son histoire et les commenter sans préjugés aucuns, afin d’essayer d’y apporter sinon un éclaircissement, au moins ma vision de la chose.

Comme souvent dans les contes, il y a une morale. Mais ne vous précipitez pas. Lisez ce texte intégralement et tranquillement, afin de bien comprendre le sens de l’ histoire, pour que cette expérience vous soit profitable également.

Les passages en orange sont des phrases tirées du site de notre jeune homme.

Donc, il était une fois…

… Un jeune homme qui avait des problèmes dans sa vie, comme il le dit lui-même :

«J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie».

Il est donc parti au Pérou prendre de l’ayahuasca pour «soigner son mal-être». Il n’avait, avant sa malheureuse expérience, aucune connaissance sur le sujet. Il a appris l’existence de l’ayahuasca grâce à la lecture d’un livre écrit par un français, lecture qui a fait suite à un «post» sur un forum.

Arrivé sur place, et après un temps d’adaptation de 3 jours, il fut conduit par le chaman vers sa «hutte de diète» (une cabane sommaire et sans confort dans la forêt) qui est parfois appelée là-bas «tambot» ou «tamboo»*.

(*La diète est une phase importante dans la prise d’ayahuasca lors de séjours prolongés (de quelques semaines à plusieurs mois). Je reviendrais plus en détail dans un autre article sur les modalités, les us et coutumes et les effets de l’ayahuasca, tant pendant la cession que sur les moyens et longs termes.)

Puis, vinrent sa première «cérémonie» et sa première prise de la plante. Il y avait comme souvent, des occidentaux ET des Péruviens.
«Le début du programme a été le début de l’entrée en enfer.»

Cette phrase est intéressante si on se réfère à la première citation. (forces obscures)
«L’ayahuasca est un psychotrope très puissant peut-être plus fort que le LSD suivant le dosage utilisé»

Oui pour la première partie de la phrase (mais cela dépend de la dose absorbée), pour la seconde, notre infortuné jeune homme a t’il des informations à nous communiquer ? Sachant que les 2 produits sont différents comment peut-on les comparer ? Il faudrait prendre en compte une quantité identique de substance active et observer les effets.
«J’ai perdu le contrôle de tout ce qui se passait dans ma tête. Vous n’êtes plus maître de vous-même.»

Je renvoie vers la première citation, il semble que le contrôle ait été perdu avant la venue au Pérou. L’apprentissage du chamanisme consiste justement (c’est un des points essentiels) dans le contrôle de sa psyché.
«Dans l’assemblée, toutes les personnes se mettent à vomir et sont dans un état de délabrement. Certains n’arrivent plus ni à marcher ni à parler.»

Essayez donc de parler pendant que vous vomissez, vous m’en direz des nouvelles…Le petit nom de l’ayahuasca est «la purga» ce qui veut dire «la purge» en rapport au fait qu’elle entraine de très forts vomissements et des diarrhées importantes.

Pour compléter «le romantisme de l’image», il n’est pas rare que la purge agisse en même temps par les 2 bouts du tube digestif**… et parfois ça se passe à peu de distance du reste de l’assistance, sans aucune intimité (à la mode amazonienne).

Il est alors possible de se sentir légèrement «délabré» dans ces conditions…

(** Je vous raconterai (si vous êtes sages), une de mes premières prises d’ayahuasca. J’en rigole bien aujourd’hui (la situation était tellement cocasse), mais je reconnais que sur le fait, je ne faisais pas le fier.

Je comprends donc parfaitement ce qu’a pu ressentir notre désespéré jeune homme.)
«l’ayahuasca ouvre des portes dans votre âme.»

Je dirai que l’ayahuasca vous connecte avec votre moi profond et peut-être avec l’univers. Mais, comme disait le regretté peintre chaman Pablo Amaringo, nous sommes tous des micro-univers. Einstein disait à mon sens la même chose, en affirmant que l’univers était holographique. Lorsque l’on coupe une image holographique en 2, on n’obtient pas 2 demies-images, mais 2 images entières de demi-taille, ce qui fait que chaque partie «est LE tout».
«Ces portes ouvertes permettent l’évasion spirituelle que beaucoup de gens recherchent, c’est en fait un voyage astral».

Ça me parait aller vite en besogne. Il y a peut-être plus simple pour faire un voyage astral, et surtout nul besoin d’aller au bout du monde.
«C’est extrêmement dangereux car on peut rester perché.»

Je n’ai jamais entendu dire que l’on restait perché après un voyage astral. C’est généralement une expérience extrêmement agréable.

Mais oui, il faut faire attention avec l’ayahuasca, car sans «guide» il est vraisemblablement possible de «se perdre».
«Ce voyage ne se fait que dans le « royaume d’en bas », celui des ténèbres et de la mort»

Je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase. Voyage astral implique «vers le ciel», non ? C’est donc au contraire une montée vers «la lumière» mais il faut parfois apprendre des ténèbres, pour reconnaitre «la lumière véritable». La preuve en sera donnée à la fin de cette explication de texte.

Il est également important de noter que l’ayahuasca utilisée à Iquitos est du type «cielo» qui justement est censé vous mettre en contact avec les «esprits» du ciel.
«c’est de là que vient le nom de l’ayahuasca : la liane de la mort»

Ayahuasca vient du Quechua qui est une langue essentiellement parlée dans les Andes, alors que le rituel se pratique lui, dans le bassin amazonien dont il est originaire. Aya peut se traduire par «mort» ou «âme» et huasca «lien», «liane» ou «corde». Donc ayahuasca peut se traduire par «la liane de la mort» aussi bien que par «le lien de l’âme», notez que la signification est alors totalement différente. La notion de mort est également différente dans un occident catholique ou dans un orient bouddhiste, par exemple.

Et puis on peu ajouter que certains linguistes donnent une autre traduction qui me parait bien plus plausible, celle de « liane amère ». Je serais donc beaucoup moins affirmatif sur la traduction concernant notre breuvage. Il existe d’ailleurs d’autres noms en fonction des régions et des différences ethnolinguistiques, comme «yague» ou «natem», appellations qui ne renvoient pas à mon sens vers quelque chose de morbide.
«La vérité, c’est que ces esprits sont des esprits impurs « d’en bas »».

Certains esprits (considérons simplement pour ce texte que les esprits sont une réalité) appartiennent au monde souterrain, mais pas tous, les plantes «maitresses» et les arbres ont un esprit, les animaux, le ciel, l’eau, la terre… il n’y a rien d’impur là-dedans.
«Ces esprits peuvent entrer en vous. Ils peuvent aussi créer des malédictions ou des malheurs dans votre vie.»

Oui, les esprits peuvent entrer en vous et cela peut être dangereux, d’où l’absolue nécessité de ne pas s’aventurer sur le terrain de l’ayahuasca seul, ou mal accompagné.

J’ai eu l’occasion de «travailler» avec un chaman «du côté obscur», cela peut être totalement traumatisant (en plus d’être dangereux) pour un «voyageur non initié».

Dans les arts martiaux, il est coutume d’affirmer que la règle N° 1 est : «Trouve TON Maître» (d’apprentissage).

Il en va de même avec l’ayahuasca. Toutefois, le Maître peut changer au fur et à mesure des progrès de l’apprenti.
«D’autres personnes que moi avaient des problèmes de portes (de l’âme) ouvertes même après que la cérémonie ne soit terminée. Ces portes ne se refermaient pas. Je ne vous raconte pas l’horreur.»

J’ai du mal à définir et à concevoir cette notion d’ouverture de portes de l’âme. Notre âme est-elle prisonnière ou enfermée quelque part ?

L’ayahuasca est un breuvage psychoactif utilisé traditionnellement dans un cadre rituel. Cette cérémonie se termine généralement par un petit «rite de fin de session » qui est différent d’une ethnie à l’autre ou d’un chaman à l’autre.

Les effets de l’ayahuasca ne prennent pas fin à ce moment-là. Le ressenti «fort» (négatif comme positif) ainsi que les diarrhées et vomissements peuvent se prolonger pendant quelques heures après la fin de cérémonie. Les effets légers (bien-être, tranquillité, sensation de paix intérieure) durent eux de 1 à 3 jours.

Juste pour illustrer la chose, prenez en comparaison les effets de l’alcool. Ce n’est pas parce que vous quittez la soirée où vous avez un peu trop bu, que vous vous retrouvez frais et dispos comme par miracle en passant la porte. Il faudra du temps à votre corps pour éliminer.

C’est la même chose avec l’ayahuasca.
«J’ai même fait un tour à l’hôpital de la ville d’Iquitos.»

Voilà une expérience quipermet d’apprécier le confort et le modernisme des hôpitaux français, même si tout n’est pas parfait.

Il m’arrive de plaisanter en disant que lorsqu’on arrive à l’hôpital d’Iquitos, ou on meurt tout de suite et l’affaire est réglée, ou on guérit instantanément et on remercie Dieu pour ce miracle. C’est de mauvais goût, je suis d’accord, d’autant plus que j’ai moi aussi eu à faire au personnel soignant de cette institution. (Pour des pathologies non liées à l’ayahuasca) J’ai été pris en charge rapidement et avec beaucoup de gentillesse, malgré les moyens limités.
«Un gringo qui était là depuis plusieurs mois disait qu’il entendait des O.V.N.I. tous les soirs et qu’ils venaient lui rendre visite dans son tambot.»

Oui, bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu…

Une forêt primaire, ça vit la nuit essentiellement. Ainsi dès l’obscurité, des milliers d’animaux se mettent en quête de nourriture ou d’un partenaire.

Notre Américain n’a t’il pas confondu les O.V.N.I. et les grenouilles Sapo ou les Dendrobates ? Ces dernières, minuscules amphibiens, sont très colorées et disposent d’une puissance sonore incroyable en rapport à leur taille. Ces grenouilles vivent dans des broméliacées, plantes épiphytes dont le coeur garde de l’eau en permanence.

Il est à noter qu’il y a 2 aéroports à Iquitos et une population d’environ 400.000 personnes en comptant les nombreux villages alentours, ceci explique peut-être cela…
«Les agissements des chamans nous ont donnés beaucoup d’indications. Nous avons eu écho de plaintes déposées. Les chamans étant de personnes issues de milieux pauvres, la tentation est grande d’escroquer les gens.»

Il y a certainement comme dans toutes les corporations et dans toutes les régions du monde, des gens malhonnêtes, il ne faut pas nier cette évidence. Généraliser me parait hasardeux et sans doute répréhensible juridiquement.

Je voudrais ajouter qu’effectivement l’argent des touristes est une manne importante et que tout le monde voudrait sa part. La pauvreté est la règle à Iquitos, la richesse, l’exception.

Il existe donc une guerre commerciale entre certains chamans, qui font courir à tort ou à raison, des bruits sur d’éventuels méfaits ou accidents survenus chez les concurrents.

Le taux de chômage à Iquitos doit être de 50 à 75 % et le salaire minimum d’environ 200 € par mois. Rapportez cette somme au tarif journalier dans un «centre chamanique» et vous conviendrez que la tentation d’en profiter soit possible. Encore une fois il ne faut pas généraliser et choisir sa destination avec soins.

Il y a également des centaines de gens qui passent tous les ans par Iquitos et qui sont pleinement satisfaits de leur séjour.
«En outre, nous avons eu confirmation que des chamans abusaient de filles qui après leur prise d’ayahuasca n’avaient pas toute leur conscience, ce qui donne un aperçu de l’état d’esprit.»

Holà, on se calme et on boit frais. Je n’ai jamais vu personne perdre conscience en prenant de l’ayahuasca. Il y a certes une phase d’assoupissement lorsque l’on ne maitrise pas le voyage, mais rien de plus que lorsque l’on s’endort dans une douce rêverie.

Ainsi, si quelqu’un agissait contre la volonté d’une participante, elle se réveillerait immédiatement. L’ayahuasca n’est pas du GHB (la drogue du violeur).

De plus, les autres personnes ne resteraient pas sans rien faire et tout le monde boit le même produit, y compris le chaman.

Ceci étant dit, si vous êtes une jolie blonde à la taille fine et à forte poitrine (pour le cliché), il est vraisemblable que vous fassiez tourner la tête des garçons, et pas seulement des chamans…
«Pour l’évasion spirituelle, il est de même nature qu’une personne qui aurait pris des champignons hallucinogènes.»

Vous semblez connaisseur jeune homme, pas moi… Toutefois, ce que j’ai pu en lire ici où là semble démontrer le contraire…
« Dans un sursaut de conscience, j’ai voulu prendre une cuillère pour me suicider, mais je n’ai pas réussi. »

Hum hum… Après « Massacre à la tronçonneuse », après « Meurtre à l’Italienne » voici « Suicide à la cuillère »… si on obtient pas un oscar à Cannes avec ça, moi je me remets à boire …

Et vous appelez ça un sursaut de conscience ?

Le pire, (comme je crois savoir chez quel chaman vous êtes «descendu»), c’est que je peux vous affirmer qu’il y avait du curare à moins de 50 mètres de votre « logement de souffrance », ce qui à mon avis eut été beaucoup plus sûr pour un suicide.
«Que se passait-il dans ma tête après l’absorption d’ayahuasca? J’ai vécu un chaos indescriptible, j’étais perdu dans un monde irréel de ténèbres.»

Je renvoie à la première citation : «J’étais dans une phase ténébreuse de ma vie où je sentais que des forces obscures écrasaient littéralement ma vie»
Je ne suis pas sûr que l’ayahuasca soit responsable.
« Dans cette horreur, j’ai fait une rencontre inattendue. Je pense que j’ai crié tellement fort qu’une personne m’a entendu : Dieu.

Dieu a vu l’effort que j’ai donné en travaillant pour me payer ce voyage et les sessions chamaniques.

Dieu a vu la famille que j’aime tant que j’avais laissée en France.

J’étais très près de la mort, car au bord de l’implosion mentale.

Je ne suis pas occidental, je ne suis même pas né dans un milieu chrétien… Mais une personne m’est apparue et a évité que je ne meurs: Jesus Christ.

Je suis sûr et certain que c’était Jésus Christ. Même si par la suite j’ai beaucoup souffert, car je n’ai pas eu le réflexe et l’intelligence de me tourner immédiatement vers lui, je suis sûr qu’il est intervenu pour préserver ma vie.

Je suis aujourd’hui chrétien. Sans l’aide de Dieu, je pense que je n’aurais jamais pu effacer tous ces mauvais souvenirs dans mon coeur et dans ma conscience. Pour moi, même parler de ça aujourd’hui est difficile.

Mon but n’est pas d’endoctriner. Mon but est de révéler le mensonge et aussi la vérité, afin que des destins soient préservés.

Je crois qu’on peut vraiment approcher Dieu de 2 manières: soit en ayant foi aux témoignages (comme celui des apôtres) soit en frôlant involontairement la mort comme ce fut mon cas.

J’ai ressenti des choses qu’un être normal ne peut pas sentir. J’ai senti la présence et l’intervention divine. »

Un jour, j’ai questionné un puissant chaman sur le rôle de l’ayahuasca dans sa vie, et sur le modus operendi pour exercer sa profession. Il m’a répondu la chose suivante avec beaucoup de bienveillance : On ne prend pas d’ayahuasca pour devenir chaman, on prend de l’ayahuasca pour trouver sa voie.
Voici la morale de cette histoire :

je m’adresse directement à vous jeune homme qui avez tant souffert…

La morale de cette histoire, c’est que :

  • Vous étiez en panne avec votre vie, prêt à céder aux forces du mal.
  • Vous étiez ouvert d’esprit et êtes venu au Pérou.
  • Vous avez bu l’ayahuasca et vous avez eu la révélation.
  • Vous êtes devenu Chrétien.
  • Vous êtes libéré des forces obscures qui écrasaient votre vie.
  • Maintenant vous menez votre croisade contre «les démons».

N’avez-vous donc finalement pas trouvé votre voie dans cette vie là ?

Je dis pour l’ayahuasca : bravo, mission accomplie !

Je voudrais ajouter pour conclure, puisque vous êtes devenu chrétien que… «les voies du Seigneur sont impénétrables…» et que c’est peut-être lui qui vous a envoyé au Pérou…

À bon entendeur…

Bonne chance pour votre vie future, peut-être aurons-nous l’occasion de nous affronter et de croiser le fer… littérairement bien sûr.

P.S. Le site de notre ex-infortuné jeune homme, devenu un presque Bienheureux*** :

http://ayahuasca.canalblog.com

***Le Bouddha reçut, à sa naissance, le nom de Siddharta, qui signifie celui qui a réalisé son projet, puis celui de Gautama, le nom de sa famille, enfin celui de Bienheureux : celui qui est parvenu au bonheur et qui le possède pleinement…

P.S.2 Notre ex-infortuné jeune-homme a du lire cet article puisqu’il a changé certains termes de son blog repris ici et démontrant qu’il était dans une grande fragilité avant de venir au Pérou. Les dires qui lui sont imputés proviennent de son blog avant les changements.

Merci pour votre lecture.

 

 

 

 

Ayahuasca, visions, hallucinations et phénomènes paranormaux

La prise d’ayahuasca entraine ce qu’on appelle généralement des visions. Mais sont-ce des visions ou des hallucinations ? Quelle est la déférence entre les 2 ?

Et bien, voyons les définitions des mots « vision » et « hallucination ».

Vision: « perception du monde extérieur par les yeux, perception imaginaire, hallucination »
Hallucination: « perception d’un objet non réel, qui n’existe pas »

Alors, vision ou hallucination ?

Comme vous pouvez le constater par les définitions, les 2 mots peuvent être employés et le seront différemment selon ce que l’on pense de la chose. Ainsi, une vision peut être réelle, imaginaire ou hallucinatoire selon le sens de la phrase.

N’importe quel médecin « sensé » vous répondra que l’ayahuasca entraine des hallucinations.
N’importe quel ayahuasquéro « patenté » vous dira que l’ayahuasca donne des visions.

Qui à raison?

Et bien sans doute les 2.

Comme vous avez pu le lire dans cet article http://www.france-ayahuasca.com/comment-voir-le-monde-derriere-le-monde-meme-sans-ayahuasca/ Il faut bien être conscient de ce que l’on voit ou croit voir. Ainsi, si vous doutez en permanence de ce que vous voyez, vous aurez du mal à avancer sur ce chemin, qui n’est vraisemblablement pas fait pour vous, et si vous prenez tout pour argent comptant, vous serez peut-être « content » mais vous tomberez systématiquement dans les « pièges », vous vous engagerez sur chaque chemin de traverse ou voie sans issue qui se présentera et finalement vous n’arriverez nulle part. Vous resterez dans un monde imaginaire, allant de rêverie stérile en rêverie stérile, sans but défini, sans être capable de peser le pour et le contre.

Il faut donc être prudent avec ce que l’on voit (ou de ce que l’on croit voir) et ce que l’on comprend (ou de ce que l’on croit comprendre). C’est un des problèmes que nous pouvons avoir « nous » les Occidentaux. Nous venons avec notre quête, notre questionnement et notre besoin insatiable de réponses tout aussi urgentes que capitales, et afin de nous satisfaire (commercialement parlant j’entends), les chamans ont parfois tendance à forcer sur la dose de toé, ce qui est très dangereux et à nous raconter ce que nous voulons entendre au débriefing de la séance, en supposant qu’il y en ait un.

Les différents types de visions:

Vous serez confrontés lors de vos séances à différents types de visions (appelons-les comme ça). Je vais employer le mot « images », mais ce n’est pas forcément fixe, vous pourrez avoir des conversations avec un esprit ou avec quelqu’un qui ne sera pas forcement « physiquement là », ou voir des choses comme dans un film, mais en plus grand, en plus vrai, en plus beau, en plus fort… (Demandez l’programme, msieux-dames !…)

-Les images légères, qui viendront et s’en iront rapidement, comme ça, un peu comme lorsque l’on s’endort et que l’on glisse dans une douce rêverie stérile.

-Les images +ou- légères que vous fabriquerez volontairement, comme il est dit par un participant du film « L’ayahuasca, le serpent et moi »: « si je veux voir un dragon rouge, je verrai un dragon rouge et si je veux voir une fille à poil, je verrai une fille à poil…! » (Là, c’est vous qui le faites le programme, vous avez tous les choix… (non, on n’est pas sur France-télé)

-Les images plus ou moins fortes et plus ou moins persistantes, comme les kaléidoscopes colorés ou les serpents qui vous sortent du ventre, ou tout un tas de choses comme ça. (Au début ça fait un peu peur et puis après, on en redemande…)

-Les images « vraies », c’est-à-dire tellement réelles que cela vous remuera et vous fera croire (ou savoir) que vous avez vécu quelque chose d’extraordinaire, et en tout cas vous vous en souviendrez longtemps…

-Et puis il y a la « visite » aux amis et aux membres de la famille restés là-bas, chez vous…

-Il y a la visite d’autres mondes, d’autres temps, du passé, du futur…

Les possibilités sont infinies et on ne choisit pas toujours le programme, et parfois il ne se passe rien, rien de rien. Le néant le plus total. Pour vous, mais au contraire, d’autres participants à la séance, ayant bu le même breuvage, dans les mêmes proportions feront eux, « le voyage de leur vie », ou vivront un enfer…

Mais si on « voit » quelque chose à distance, comme un proche resté en Europe par exemple, peut-on assimiler cette vision à du « remote viewing » ?

La réponse très bientôt avec un point sur les phénomènes paranormaux: EMI, NDE, OBE…

comment voir « le monde derrière le monde » même sans ayahuasca ?

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Vous savez que l’ingestion d’ayahuasca entraine des effets secondaires, plus ou moins gênants comme les vomissements et les diarrhées, mais nous n’allons pas parler de ceux-là aujourd’hui.

Les rêves et les visions dont j’ai brièvement parlé dans un autre article sont pour moi également un effet secondaire. En effet, vous n’avez pas besoin de «voir» pour guérir ni pour atteindre des états de conscience élargie. Ces états permettent d’atteindre un niveau de compréhension des choses, de l’univers, mais aussi de votre vie, qu’il aurait été normalement impossible d’atteindre.

Mais l’ayahuasca va vous tester et peut-être chercher à vous «piéger». Car contrairement à une idée assez fréquente, il ne suffit pas de boire et hop ça y est, vous découvrez le secret de la vie, de l’univers, et êtes en contact avec Dieu, vos guides spirituels ou vos ancêtres. Malheureusement, cela ne se passe pas comme ça. Aussi, si vous êtes mal préparé, voire pas préparé du tout, vos visions risquent de n’être qu’une douce rêverie stérile, un reflet de vos envies, de vos fantasmes, de vos rêves ou de vos préoccupations majeures par exemple.

Pour illustrer la chose, je vais citer cette petite histoire tout à fait réelle qui m’est arrivée il y a quelques années.

J’étais à l’époque «en formation» chez un maestro. Je commençais à vraiment profiter des séances et me sentais à l’aise avec l’ayahuasca. Toutefois, il me fallait en moyenne 2 heures avant de ressentir les premiers effets et de rentrer dans le jeu. C’est-à-dire que pendant 2 heures, il ne se passait rien, comme si je n’avais pas bu d’ayahuasca.

Ce jour-là, alors que la dose et la potion étaient tout à fait normales, à peine 20 minutes après avoir bu, j’ai eu une vision. Une «vraie» vision, comme je vous vois maintenant (je blague, comme je vous verrais si vous étiez en face de moi). Alors bien sûr, ce n’était pas ma première vision, mais là, en 20 minutes à peine, la potion n’avait de toute évidence pas eu le temps de passer au travers du tube digestif, puis dans le sang pour finalement arriver au cerveau… Ce n’était pas non plus une action du chaman, car il ne s’occupait pas de moi à ce moment-là et j’avais appris à «sentir» ses interventions sur moi lorsqu’il me guidait.

Cette vision m’a fait quitter le Pérou et traverser la moitié du monde pour aller voir sur place, en chair et en os de quoi il en retournait. Là, je dois bien avouer que je n’en ai pas eu pour mon argent… Alors qu’il m’arrivait de pouvoir «voir» (à la façon d’un remote viewer) et «communiquer» à distance avec des personnes avec lesquelles j’étais lié, et bien là rien du tout, cette vision n’était qu’un leurre, un piège dans lequel j’étais tombé tel un enfant.

Mais soyons clairs, pendant la séance, je n’avais pas suivi la règle: ne pas penser, ne pas chercher à voir ni à entendre, ne pas chercher à comprendre, savoir demander, mais ne rien attendre… Et surtout faire le vide intérieur le plus absolu. Cette vacuité si plaisante et si bénéfique qui vous emplit de bonheur et de satisfaction…

À ma décharge, j’ai été surpris par la rapidité de cette vision que je n’attendais pas, en tout cas pas si tôt. J’avais l’habitude dès l’ayahuasca bue, de m’installer le plus confortablement possible et de laisser mon esprit divaguer agréablement, me laissant bercer par les chants ou par une quelconque musique intérieure jusqu’au moment où l’ayahuasca entrait en scène.

Après quelques semaines et plusieurs milliers d’euros dépensés pour rien, je suis retourné chez mon maestro pour poursuivre mon apprentissage. Je le questionnais alors sur l’événement et sa réponse fut la suivante : «la concentration est une des clés de la maitrise non seulement du voyage avec l’ayahuasca, mais aussi dans la vie en général. Ceux qui savent se concentrer réussissent ce qu’ils entreprennent. Pour les autres, c’est infiniment plus difficile».

La concentration est à la fois la clé, mais aussi le problème principal. Atteindre et rester dans le silence intérieur est une des choses les plus dures qui soit, peut-être même la plus difficile pour qui ne sait pas s’y prendre.

Résumons : pour comprendre et progresser, il faut faire le vide, le silence intérieur. Pour atteindre cette vacuité, il faut une concentration «à toute épreuve». Mais comment faire pour se concentrer ?

J’ai donc fait de nombreuses séances d’ayahuasca avec pour unique but d’essayer de trouver une solution. Une des choses que j’ai comprises c’est que bien souvent dans la vie, il faut «lancer la machine» pour mettre les choses en marche et laisser du temps au temps. Ainsi, une petite concentration permettant d’attendre un court silence intérieur peuvent être le premier pas d’un grand voyage.

Et c’est lors d’une séance d’ayahuasca que j’ai entr’aperçu une partie de la solution. Un événement et une vision m’ont amené à reprendre des travaux que j’avais entrepris dans les années 80 sur la possibilité d’atteindre des états de conscience élargie au moyen de musiques et de certains sons en particulier. À l’époque, les moyens informatiques et électroniques n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui et cette voie à cette période était assez difficile à suivre, d’autant plus que mes activités professionnelles ne me laissaient que très peu de temps.

Il faut faire la différence entre l’âme et l’égo. L’égo pense, analyse et croit savoir, alors que l’âme «est» et «possède» la connaissance qui permet de créer, de (se) construire, de comprendre les «comment», les «pourquoi» et finalement ce qu’on est venu faire ici, quelle est notre place, notre but ultime.

C’est dans ce dialogue avec notre âme que la lumière se fait sur notre chemin. Soudain tout devient clair. C’est le silence intérieur qui permet cela, en faisant taire l’égo pour permettre à l’âme de parler. (En fait pour nous permettre de l’entendre, car nous sommes guidés en permanence). Bien sûr, le chemin est parfois long, mais tout voyage commence par un premier pas que beaucoup n’oseront même pas faire. C’est ce premier tout petit pas qui vous permettra d’atteindre un palier supérieur dans votre vie.

Mais ce n’est pas l’ayahuasca qui permet ça, c’est la vacuité dont je vous parle depuis le début de cet article. L’ayahuasca va ensuite aider, guider, renforcer, approfondir, mais elle n’est pas la pierre angulaire. Une fois ce vide, ce silence intérieur maitrisé (même très partiellement) alors la communication avec votre moi profond, votre âme, sera établie et le voyage, le vrai, le beau, le grand pourra débuter et personne ne peut dire quelle en sera la limite, quelle sera l’étendu de «votre connaissance». Votre «vision» du monde, de la vie, de votre vie et des événements sera totalement différente de celle que vous avez aujourd’hui, votre niveau de compréhension sera tout autre, car vous accès au «monde caché derrière le monde».

C’est alors que toute la beauté et la grandeur de l’ayahuasca, mais aussi de vous-même vous seront révélées…

Si vous voulez entamer ce voyage avec moi, je vous conseille de lire ce qui suit:

Suite à ces séances d’ayahuasca, j’ai créé un pack audio dont le but est de progresser sur le chemin des états de conscience élargie. Cela permet d’être bien préparé pour les séances d’ayahuasca, d’en retirer infiniment plus de choses, mais aussi, et surtout d’expérimenter ces états de conscience élargie sans ayahuasca ni aucune autre substance quelle soit prohibée ou non. Vous aurez toutefois besoin d’un bon casque stéréo pour écouter les audios ;-) .

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Profitez-en maintenant tant que vous y avez droit, et commencez votre «voyage» d’ici quelques minutes…

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Merci pour votre lecture et selon la formule consacrée, « on se retrouve de l’autre côté »…

Dreamer

ayahuasca, l’expérience -introduction

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première expérience avec l’ayahuasca

Il y a bien longtemps, dans un pays lointain…

Rendez-vous à la maloca à 20H00. La maloca est une maison commune, souvent ronde qui sert aux cérémonies, aux réunions ou aux mariages par exemple. Pour moi, ce sera le lieu de ma première expérience d’ayahuasca.

À l’intérieur, quelques minces matelas sont disposés en arc de cercle, faisant face à la place où se tiendra le chaman, assis sur un tabouret bas.

À sa droite, une petite table sur laquelle il y a sa shacapa (qui est un bouquet de feuilles séchées qui sert à rythmer les chants, un peu comme une maraca), quelques mapachos (des cigarettes locales faites avec du tabac noir qui fait passer les Gauloises sans filtres pour des ultra-light, et roulées à la main dans du papier d’imprimante — à peu de choses près) et une bouteille d’Agua Florida, une sorte de parfum ultra chimique originaire des USA dont ils (les chamans) font différents usages.

shacapa
la shacapa sert à rythmer les chants lors des cérémonies d’ayahuasca

Le « lodge » est dans les environs d’Iquitos, la grande ville de la province (l’équivalent de nos départements ou régions) de Loreto, au nord du Pérou, pas très loin de la frontière du Brésil et de la Colombie.

C’est la plus grande ville du monde qui ne soit pas reliée au reste de la planète par la route. Pour y venir, c’est l’avion ou le bateau, par la rivière Ucayali qui est un des affluents de l’Amazone.

Je suis arrivé la veille. C’était presque direct: Paris-Caracas-Lima-Iquitos. C’est mon premier voyage au Pérou et je ne parle pas l’espagnol. Ça va être facile encore…

C’est du « moi » tout craché.

C’est aussi mon premier voyage en Amérique latine et je ne me suis pas encore pris le choc culturel « dans les dents ». Je suis arrivé direct de l’aéroport, et on était venu me chercher.

Pour l’instant, bien que fatigué du voyage et accablé par la chaleur, je me sens un peu comme un enfant dans un parc d’attractions. J’ai envie de tout voir, tout savoir, tout découvrir. J’aime tant la nature.

Le lodge a été construit avec les arbres coupés sur place et la forêt aux alentours s’éclaircie de jour en jour. Bien triste perspective.

Tout est plus que sommaire. Quelques cabanes faites de planches montées sur pilotis et recouvertes par un toit de feuilles de palmes.

Pas ou peu de murs, pas de chiottes, pas d’électricité. L’eau est puisée directement dans un petit cours d’eau qui passe à proximité et qui sert de source, de lavoir, de lave vaisselle, de salle de bains… Bref du multi usage local quoi.

« Tu voulais du dépaysement mon gars ? En voilà ! »

Je suis venu ici pour une raison bien précise, et j’ai envie d’en découdre. Je veux ma réponse, et je sais que je l’aurais. Je n’ai plus rien à perdre.

Vaincre ou mourir.

Je suis prêt à remuer ciel et Terre, et à secouer tous les esprits de la forêt « par la cravate » s’il le faut… « Même pas peur » (très grosse erreur)…

En fait, au lieu de les secouer, c’est eux qui vont me filer une déculottée maison, et une sacrée encore. Quand à la peur, la vraie, je la connaitrai. Plus tard. Tout ça, j’allais l’apprendre à mes dépends. Au moins, je ne serai pas venu pour rien.

Je ne savais pas non plus que j’avais entrepris un voyage dont on ne revient pas toujours…

La suite tres bientôt…

où prendre de l’ayahuasca en france ?

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où prendre de l’ayahuasca en france ?

Voici une question intéressante que l’on me pose souvent, pour ne pas dire tous les jours.

Je suis bien obligé de renvoyer les demandeurs à la page « avertissements » du blog, afin de ne pas finir « à l’ombre ». Ayant pour des raisons professionnelles déjà eu l’occasion de visiter la maison d’arrêt de Fresnes, je peux vous dire qu’on est mieux dehors, même en plein hiver…

Il semble en effet que nombre des visiteurs de mon modeste blog ne soient pas au courant que l’ayahuasca est totalement interdite en France. Non seulement l’ayahuasca en tant que potion est concernée par l’interdiction, mais également la simple liane et surtout un des principaux composants de la potion: la DMT (diméthyltryptamine) qui est présente dans la feuille de chacruna, la seconde plante intervenant principalement dans le breuvage.

 

Sacré breuvage et breuvage sacré

 

Donc en ce qui concerne notre breuvage sacré, sont interdits : l’importation, la détention, la consommation, l’achat, la vente et peut être même d’en parler librement…

Certaines personnes et associations ont de par le passé, tenté de faire valoir le côté non pas obscur, mais religieux de la chose (ma pratique n’est pas religieuse), mais rien n’y a fait, l’interdiction est claire et fut d’ailleurs confirmée par le Conseil d’État en 2007, 2007 année de disgrâce… Depuis certains naviguent entre rébellion, clandestinité et exil, ayant parfois du mal à choisir…

Ainsi, le simple fait de parler d’ayahuasca dans des termes non systématiquement négatifs pourrait, dans une certaine mesure et dans tout état totalitaire qui se respecte (mais qui ne respecte pas les choix de vie de ses « citoyens » puisque totalitaire) me valoir des ennuis.

Comme parait-il « à toute chose malheur est bon », cela me permettrait peut-être alors de demander l’asile « politico-philosophico-religieux » au Pérou, et me faciliterait grandement la tâche pour l’obtention du visa « inmigrante » me permettant alors de vivre tranquillement mes dernières années et de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne l’ayahuasca.

 

Moutons, grosses vaches et vieux cochons…(hum, hum comme dit madame la Marquise…)

 

Le Conseil d’État n’a en fait, fait que suivre les recommandations de l’OMS (office mondial de la santé) qui a classé la DMT dans le tableau 1 de la Convention des Produits Psychotropes de 1971, au motif qu’il y aurait: « un potentiel d’abus représentant un risque grave pour la santé publique ». Nous aurons l’occasion de parler des dangers liés à la consommation d’ayahuasca dans un autre article.

Ce qui est intéressant c’est que la DMT est naturellement présente dans le sang (plasma), dans le liquide céphalo-rachidien et dans les urines des animaux à sang chaud, catégorie  à laquelle j’ai l’honneur de faire partie, à égalité avec nos amies les vaches (à lait bien sûr) et autres pigeons…

Mais comment faire alors? Non content de me saigner aux quatre veines pour gagner ma vie, de me faire plumer par les impôts, faudrait-il que j’aille me faire vider de mon sang dans un abattoir (halal of course) en raison de la présence de DMT naturelle? Non d’un chien, plutôt mourir d’une overdose* d’ayahuasca. Cochon qui s’en dédit, et toc !

(*Une étude faite sur les rats -pauvres bêtes, a démontré qu’il faudrait boire environ 7 litres d’ayahuasca pour en mourir, quand on sait combien il est difficile de boire une simple dose de 7 à 12 cl…)

Quoi qu’il en soit, alors que l’on trouve jusque dans les cours d’école et en quasi totale impunité toutes sortes de produits pour le moins stupéfiants (c’est le cas de le dire), j’ai personnellement préféré respecter la loi de mon pays (pays dans lequel je me reconnais de moins en moins et qui lui ne semble plus du tout reconnaitre ses propres enfants, mais ouvertement préférer ceux des autres…) et ne pas commercialiser, ni organiser, ni recommander (je ne connais d’ailleurs personne qui organise des sessions d’ayahuasca en France) quoi que ce soit en vue d’un contact autre « qu’intellectuel » sur le territoire national tant que j’en suis résident. (ah, si j’avais le quart de la moitié des sous du gros acteur ayant en permanence les dents du fond qui baignent -et pas dans l’eau bénite, on m’aurait peut-être offert un passeport Peruvieno-Russo-Moldo-Slovaque, ou quelque chose dans le genre…)

D’autres pays parfois proches sont eux, beaucoup moins sectaires, et cela devrait suffire pour orienter vos recherches avec toute la réserve que cela impose.

 

Vous irez alors enrichir l’économie « ailleurs », car en France tout le monde sait que nous n’avons pas besoin d’argent. « Tout va bien madame la Marquise » et « c’est la faute des autres » semblent être des slogans très à la mode depuis des années chez nos « élites ».

 

À bon entendeur cher lecteur, bien l’bonsoir chez vous…

Dreamer.

le santo daime

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le santo daime

Le santo Daime (prononcé Da-i-mé) qui veut dire le Saint Don est une religion née au Brésil ( en Amazonie) et fondée par Raimundo Irineu Serra (1892 – 1971).

l’origine

Raymondo Irineu était un travailleur du caoutchouc ( en fait un esclave) qui réussit à racheter sa liberté par une très grande productivité. Racheter sa liberté était extrêmement difficile pour ne pas dire impossible. C’était un homme plus grand que la moyenne avec un charisme important et s’est très vite retrouvé porte-parole des autres esclaves.

Une fois libre il est parti au Pérou voisin où il a rencontré un chaman amérindien qui l’a initié à l’ayahuasca. Très vite, il a eu une révélation sur ce qu’il devait faire : à savoir porter la parole divine. Il fonda la religion du Santo Daime, syncrétisme entre le christianisme et les traditions chamanes amazoniennes.

Le Santo Daime s’est développé de par le monde, y compris en Europe et en France, portant une parole de paix et d’amour. C’est une religion ouverte à tous, y compris aux membres des autres confessions. Il n’est pas nécessaire de renier sa religion d’origine pour intégrer le Santo Daime.

la loi

La France ayant confirmé en 2007 l’interdiction, non pas de l’ayahuasca, mais de ses composés, a interdit de fait la religion du Santo Daime. Ses membres ont dû ou s’exiler ou rentrer en clandestinité. Notez toutefois que d’autres pays européens ne sont pas aussi intolérants. Il est donc possible pour les membres français de cette église de s’adonner à leur culte en toute tranquillité, simplement en passant la frontière.

Au Brésil, l’église a été officiellement reconnue après enquête gouvernementale sur les conséquences possibles de la consommation régulière d’ayahuasca. Les conclusions sont claires me semble t’il : pas d’effets négatifs. Au contraire, il a été démontré (y compris par une étude menée par des scientifiques européens) que les conséquences sur l’intégration sociale des participants étaient positives. Ainsi, des hommes désoeuvrés, alcooliques et violents devenaient de bons pères de famille après être rentrés dans le Santo Daime.

la préparation

La préparation de l’ayahuasca appelé Daime est très stricte. Les proportions entre la liane d’ayahuasca et les feuilles de chacruna, la quantité d’eau ( ce sont les 3 seuls ingrédients rentrants dans la composition du Daime et qui sont cultivés et non prélevés dans la nature), le temps de cuisson, rien ne se fait au hasard. Les préposés à la fabrication ont un rôle précis et défini. Tout est sacralisé. Notez que le rituel utilise 2 concentrations différentes, donc 2 types de Daimes, 1 léger pour la première prise et 1 autre plus fort pour la seconde.

Avant de pouvoir participer à une cérémonie, on se prépare. Les hommes et les femmes «se font beaux» et vêtissent leur uniforme : costume cravate pour les hommes et jupe plissée pour les femmes. Ces vêtements sont blancs ou bleu marine pour le bas (parfois vert pour les femmes). L’insigne de l’église: l’étoile du Daime est fièrement accroché à la poitrine. Il n’y a pas de sermon ni de confesse ni de «maestro», mais toute la communauté comme une seule âme chante ses louanges à Marie ou bien Jesus…

les cérémonies

Les cérémonies se déroulent dans un temple. Les hommes et les femmes sont chacun de leur côté afin de ne pas mélanger les énergies, et des musiciens accompagnent de leurs instruments des chants entrainants. Ils sont entonnés sur un rythme rapide et hypnotique, ce qui facilite l’entrée dans le voyage. Les participants sont assis ou debout dansants en coeur en accompagnant éventuellement avec des maracas.

Les cérémonies se déroulent en plein jour ou le soir avec la lumière et donc jamais dans l’obscurité, contrairement à la manière chamane ou «l’office» commence en général vers 21H00 et se déroule entièrement dans le noir. De même, il y a peu de vomissement, dès que les membres sont accoutumés au Daime, alors qu’avec l’ayahuasca, c’est presque une obligation «légale».Les cérémonies s’appellent un «travail» tout comme les effets de la potion.

Il y a donc une vraie différence dans l’approche de la chose entre l’ayahuasca et le Santo Daime.

Santo Daime vs ayahuasca

Dans les cérémonies chamanes ayahuasca, seul le maestro chante ou éventuellement ses accompagnants chacun leur tour, il n’y a pas d’instruments de musique en dehors de la chacapa (bouquet de feuilles séchées secoué en rythme comme une maraca).

Dans les cérémonies du Santo Daime, tout le monde chante et danse au rythme de la musique en costume immaculé, ce qui rend le spectacle agréable à regarder. Vous pouvez même sans prendre de Daime vous retrouver comme aspiré dans l’énergie de joie et d’amour émise durant la cérémonie.

Il n’est pas obligatoire de faire partie de l’église pour assister ou même pour prendre du Daime.

pour aller plus loin

Vous trouverez plein de ressources, y compris en français, en tapant «santo daime» dans votre moteur de recherche préféré ou sur YouTube pour des cérémonies filmées ou les chants…

Merci pour votre lecture.

 

 

 

comprendre ses rêves et ses visions d’ayahuasca

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décrypter ses rêves et les visions d’ayahuasca

L’ingestion d’ayahuasca entraine divers effets plus ou moins importants et plus ou moins agréables.

Parmi ceux-ci, il y a les rêves

Bien entendu, il n’est pas indispensable de boire de l’ayahuasca pour en avoir. Ce qui va être dit ici concerne également les rêves que tout le monde fait lors de son sommeil habituel.

 

L’onirisme, qu’il soit naturel ou provoqué avec de l’ayahuasca ou d’autres plantes, par la musique, la méditation ou le son du tambour par exemple, tient une place particulièrement importante dans le monde des « peuples premiers ».

Les rêves servent selon eux, à communiquer avec les esprits des ancêtres, des plantes ou des animaux. Ils peuvent être aussi des messages envoyés par le créateur. Cette activité tient une place importante dans la vie sociale, et ce, depuis la nuit des temps.

Chez « nous » les Occidentaux, les rêves sont bien moins considérés, et surtout beaucoup moins utilisés, malgré les études réalisées par Freud ou encore Jung. Les cartésiens diront qu’ils n’y croient pas, alors que Descartes lui-même, à rêvé son « Discours de la méthode – pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences ». No comment !

Ils peuvent pourtant être parfois d’une grande utilité pour nous connaître nous-mêmes, car ils forment une sorte de dialogue intérieur, entre notre conscient et notre subconscient.

Malheureusement, nous nous en servons peu pour 2 raisons principales : la difficulté pour s’en souvenir et leur compréhension, ou plutôt leur non-compréhension.

Un des rôles du chaman est justement de faire l’analyse à la place du rêveur afin qu’il en retire des informations utiles pour sa vie actuelle et future.

Quoi qu’il en soit, il est parfois difficile pour une personne de décrypter les rêves d’une autre, surtout lorsque la symbolique est différente, comme c’est le cas entre « nous » et les peuples d’Amazonie.

Ainsi, un chaman sera bien en veine de vous donner une explication rationnelle et véritable au sujet vos rêves.

Mais, faisons une étude de cas, et voyons l’exemple ci-dessous tiré d’un de mes séjours au Pérou. Ce n’est pas moi le rêveur de cette histoire. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus besoin de personne pour comprendre mes aventures oniriques. De plus, mes rêves sont bien trop précieux pour laisser quiconque, y compris – et surtout ? – un chaman pour s’en occuper. Malgré tout le respect que j’ai pour certains d’entre eux.

Donc, un participant à un séjour chamanique a fait le rêve suivant après une huitaine de prises d’ayahuasca et de jus de tabac en 3 semaines environ :

J’étais dans une voiture. C’était ma voiture, mais dans la « vraie vie » j’en possède une tout autre. Elle était neuve, belle et puissante. Son moteur rugissait comme celui d’une voiture de course (il s’agissait en fait, d’une sorte de « Mini Cooper » avec de très grosses roues, haute comme un « Range Rover » et avec un moteur de « Ferrari » – la totale-).

Les gens me regardaient avec envie, mais sans jalousie. Elle était orange et éclatante, comme un beau coucher de soleil. C’est ça, elle était couleur « coucher de soleil ». Jamais dans ma vie je n’ai pensé acheter une voiture de cette couleur, c’est tout simplement farfelu. Mais là, c’était divin.

J’étais beaucoup plus haut que les autres. Je dominais la foule des autres automobilistes. J’étais sur une autoroute. Je voulais rouler beaucoup plus vite, la puissance du moteur me le permettait. Mais j’étais coincé dans une circulation très dense, un peu comme un jour de départ en vacances.

Les gens roulaient très lentement, car il y avait un radar automatique plus loin. Personne ne voulait se faire flasher et moi non plus. Et là, je me suis réveillé.

 

J’ai choisi cet exemple, car il est simple à comprendre, mais regardons d’un peu plus près, et mettons-nous à la place du chaman…

Quels sont les mots clés que l’on peut tirer de ce rêve ? « Voiture, orange, vitesse, embouteillage, foule, départ en vacances, autoroute, radar automatique, se faire flasher… »

Est-ce que ces mots sont en rapport avec l’Amazonie, l’ayahuasca, les esprits de la forêt, ou les symboles oniriques amérindiens habituels ? Bien sûr que non ! Aucun !

Donc, quelles sont les possibilités offertes au chaman pour déchiffrer le message délivré par ce rêve ?

– Ne rien dire. C’est tout simplement impensable du fait du rôle habituel de guide du chaman. Il est sensé avoir les réponses.
– Vous monter un bobard sur mesure comme un pâtissier monte des blancs d’oeufs en neige. Ce sera assez facile si vous avez parlé avec lui pendant votre séjour, en vous dévoilant quelque peu.
– Vous dire « je ne sais pas, je vais demander à l’ayahuasca à la prochaine session ». Ça lui laisse le temps d’apprendre la pâtisserie…

Quant à vous :

– Vous ne pouvez accepter son silence, car vous avez traversé le monde pour avoir des réponses, et vous avez payé d’avance pour ça…
Vous comprenez qu’il vous raconte n’importe quoi et vous vous demandez si vous avez bien fait de venir pour entendre ça, et compte tenu du prix, le séjour vous reste en travers de la gorge.

– Vous prenez le mensonge pour de l’eau bénite, au moins le temps que les effets de l’ayahuasca se dissipent totalement et que vous sortiez de votre béatitude, c’est à dire quelques jours après être rentré chez vous. Là, vous comprenez que vous vous êtes fait promener en bateau (en pirogue ?), que chaman et pâtissier sont 2 spécialités différentes et vous regrettez amèrement d’avoir raconté vos aventures péruviennes avec moult détails, à vos meilleurs amis qui en rigolaient déjà avant votre départ…

Au fait, voulez-vous savoir ce qu’a dit le chaman au sujet de ce rêve ?

Bien, pour commencer, il y eut un très long silence…du genre : « je sais, je vais t’expliquer. Mais je réfléchis à la manière dont je vais pouvoir te dire les choses simplement, de façon à ce que ton petit esprit étriqué de gringo puisse comprendre des choses qui sont tellement évidentes pour nous autres initiés et coutumiers de la « connaissance ». »

Ensuite, se prenant magistralement les pieds dans le tapis (tout en restant assis, il faut le faire), il bredouilla quelque chose comme : « l’ayahuasca veut t’enseigner, mais il faut que tu restes plus longtemps ou que tu reviennes », (là c’est clair, on cherche à garder le client), « mais… » (après le « mais », personne n’a rien compris, serait-ce fait exprès ?), puis, « je vais voir lors de la prochaine cérémonie pour avoir plus de détails… ». Ça tombait bien, notre gringo rentrait en France le lendemain, soit la veille de « la prochaine cérémonie ».

Soyons clairs, nous les 0ccidentaux nous venons avec nos questions et nous voulons des réponses, mais, nos problèmes ne sont pas les leurs, nos questions la plupart du temps ne font pas partie de leur culture, et ils n’ont donc pas forcément les moyens d’analyser objectivement nos visions qui viennent d’un autre monde.

Ne prenez JAMAIS au pied de la lettre ce que vous verrez (ou croirez voir) et encore moins ce que les chamans vous diront, même s’ils sont souvent bien intentionnés.

Alors, gardez la tête froide, restez fiers, soyez forts et surtout soyez des libres penseurs.

 

 

le premier chaman

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légende Amérindienne

À l’origine, le «grand Créateur du tout» avait façonné un monde parfait. Il n’y avait ni faim ni froid, ni maladie ni souffrance. Le mal n’existait pas.

Tous les animaux étaient herbivores et les végétaux fournissaient tous les besoins des hommes. Il suffisait de penser que les plantes poussent pour qu’elles grandissent effectivement.

Dans cet univers, les choses n’étaient pas ce qu’elles paraissent être, elles étaient ce que l’on voulait qu’elles soient.

Les hommes désobéirent

Malheureusement, les hommes ne respectèrent pas les règles établies. Ils désobéirent. Ils créèrent des complications qui n’existaient pas.

Le Grand Ordonnateur, déçu, abandonna ses créatures à son double pernicieux. Chassées du Paradis Primordial, lieu d’immortalité, de paix et d’abondances, elles devinrent «physiques» avec des envies et des besoins, source d’insatisfaction et de frustration.

Dans ce Nouveau Monde d’en bas, tout se succède : la souffrance succède au bien-être, la maladie à la santé, la mort à la vie, la nuit au jour… et tous les êtres sont liés entre eux. Ainsi, celui qui fait souffrir les animaux souffrira à son tour… Celui qui détruit ce qui l’entoure se détruit lui-même…

Le monde se transforma sous l’emprise du mal

Le monde se transforma alors peu à peu sous l’emprise du mal et de la souffrance, jusqu’à ce qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui.

Toutefois, le Créateur permit aux hommes de «s’élever» pour aller dans le «lieu où se rendent les âmes», afin de le retrouver. Pour cela, il leur donna 3 moyens : les rêves, la mort et la voie du chamanisme.(Il est à noter que le terme «chaman» habituellement employé vient de la langue toungouse (les Toungoustes sont un peuple sibérien), et n’a donc pas cours dans les diverses langues amérindiennes. Dans l’Amérique Hispanophone, on parle généralement de curandero = guérisseur.)

Le premier chaman

Le premier homme qui parvint à retrouver le chemin menant au Créateur fut sacré chaman. Le divin lui apprit comment contacter les esprits. Il lui indiqua que ce sont eux qui lui enseigneraient les chants, les plantes médicinales ainsi que le rituel d’initiation. Les esprits de la forêt communiqueraient avec les hommes via les rêves ou après ingestion de certaines plantes. (Le mélange ayahuasca-chacruna en fait partie).

À son retour, il rapporta que dans ce monde parfait tout était transparent, la maison du créateur comme les créatures. On pouvait voir leurs os au travers d’eux.»

Autre peuple, autre continent, même vision du monde

Cette dernière phrase renvoie aux peintures des Aborigènes d’Australie représentant le «temps du rêve». Autre peuple, autre continent, mais vision commune.

Les rêves

Le rêve justement, selon la légende, est le premier moyen pour communiquer avec le monde originel.

Le principal problème est la non-maitrise du «voyage» pendant le sommeil. S’il est sûr que le rêve est le moyen le plus sécuritaire pour l’entreprendre, il est peu évident d’en retirer quelque chose de consistant, à moins d’en comprendre l’interprétation, ou à interférer dans le rêve lui-même. Dans ce dernier cas, on parle de rêve lucide, à ne pas confondre avec la visualisation.

Pourtant, le rêve peut-être un outil fantastique pour avancer dans la vie. Évidemment, les cauchemars font aussi partie de cette catégorie. Mais s’ils ne sont pas agréables, n’oublions pas qu’ils sont une alerte. Les cauchemars récurrents mettent l’accent sur un problème en particulier avec une action corrective à engager dans sa vie.

Vous pouvez aussi simplement demander à vos guides avant de vous endormir, ou à votre subconscient, mettez le terme qui vous convient, de vous donner la solution à la question que vous vous posez. Vous verrez que si vous faites confiance à la «manoeuvre», le matin au réveil il y a des chances pour que vous soyez sur la voie.

La mort

La deuxième méthode pour atteindre le paradis perdu est beaucoup plus expéditive, puisqu’il s’agit de la mort. Là, à priori, c’est simple à comprendre. Il n’y a pas de retour possible, sauf si vous croyez en la réincarnation. Et encore, la réincarnation de l’âme est-elle celle de l’esprit ? J’affirme que non, mais le débat est ouvert. Cela pourrait faire un sujet intéressant, non ?

La mort donc, est une promesse de vie meilleure dans le monde d’en haut. (Attention ! Ne vous suicidez pas ! Pour accéder au monde d’en haut il faut vivre « justement » et aller au bout de la « vie d’en bas »). Cette vision est conforme à la doctrine catholique, qui pourtant a réprimé (et réprime encore) les pratiques chamaniques. Ainsi, dans les deux cas, la mort est une libération. On quitte le monde d’en bas, monde de souffrances, pour embrasser le bonheur éternel.

La voie du chaman

La troisième et dernière voie est celle du chamanisme. L’homme est alors guidé par les esprits, créatures intermédiaires entre les deux mondes.

Le chaman est donc quelqu’un qui a acquis le savoir nécessaire pour communiquer avec les esprits. Il est lui même un intermédiaire entre le monde physique et le monde des esprits. En tant que tel, il est considéré, selon la légende, comme le réparateur du désordre qui règne ici-bas.

Une maladie, une affection psychique, spirituelle ou énergétique sont considérées comme des désordres. Ces esprits lui enseignent la connaissance des plantes médicinales afin de porter assistance à qui en a besoin.

Le chaman peut voler (pas au sens physique bien entendu) pour s’élever spirituellement et voir les choses «d’en haut», nager sous les eaux pour atteindre les esprits des mondes aquatiques, et peut voir ce que les autres ne voient pas.

Il interprète les rêves et les visions de sa communauté et la guide dans une vie juste, afin d’éviter les interactions négatives. (Celui qui fait souffrir, souffrira, celui qui détruira, sera détruit…)

Le chaman garantit le retour du « voyageur ». Il est également le garant du «bon retour», de la personne ayant également bu la plante, afin de communiquer avec les esprits ou d’entreprendre le voyage vers le monde d’origine. En effet, le voyageur inexpérimenté a toutes les chances de se perdre en route.

Il négocie avec les esprits négatifs qui interviennent souvent dans le monde physique. Parfois, certains chamans font alliance avec ces esprits, afin de servir le mal. Ce sont des chamans du «côté obscur»…

L’ayahuasca (en fait un mélange du type ayahuasca-chacruna, mais il y en a d’autres) est la plante qui permet au chaman d’officier. Très schématiquement, elle est naturellement présente à l’ouest d’une ligne partant du delta de l’Orénoque au nord, passant par Manaus et allant jusqu’au sud de l’Amazonie.

Et vous, qu’est-ce que ça vous inspire ?